Dark Romance – New Romance

Lettre au père-noël – 8 min

  • Tiens, voilà ton contrat pour la deuxième quinzaine de décembre — fait Ismaël, en tendant la pochette bleu pastel.
  • Merci, vous m’avez trouvé quoi ? Pas une pub Zara encore ? — lui répond Mathis.
  • Ouvre, tu verras, ça change pour une fois.

Le modèle aux yeux clairs et au sourire d’ange déplie la liasse de papier.

  • Hein ? Père-noël ? C’est une blague ?
  • Tu sais, c’est compliqué le mois de décembre, les budgets pour les castings sont clos et…
  • Attends, c’est sérieux alors ? Je vais me déguiser en père-noël et prendre des mômes sur mes genoux pendant quinze jours ?
  • Écoute, c’est seulement pour deux semaines, je te promets qu’on va te trouver un défilé sur une super collection à la rentrée. 

Mathis lève les yeux puis range la pochette dans son sac à dos, un brin agacé.

  • Ah, j’oubliais, passe voir Cynthia en sortant, elle va te donner ton costume et les accessoires pour demain — ajoute Ismaël.

Mathis est mannequin depuis trois ans, il est bâti comme un dieu grec : 1,88 m, châtain aux yeux verts, un physique athlétique, une bouche pulpeuse et un sourire ravageur. D’habitude, l’agence lui trouve des rôles dans des publicités pour des marques de vêtements ou de montres. Il a même été l’égérie d’un parfum l’année dernière. Mais apparemment, les temps sont durs. 

Au même moment, quelque part dans Paris

Il fait froid, Thaïs a pourtant laissé la fenêtre de sa petite studette entre ouverte. La cuisine n’est pas son fort, elle vient une nouvelle fois de brûler son risotto.

  • Saleté d’induction, elle est beaucoup trop puissante cette plaque — se dit-elle.

Des pleurs retentissent dans la rue en contrebas. La jeune femme se penche pour observer la scène. Un enfant d’environ cinq ans se roule par terre tandis que sa mère fait mine de rester stoïque.

  • Encore un caprice… foutus gamins, plus jamais je n’habiterais si près d’un magasin de jouet — se dit elle en refermant la fenêtre.

Quelques flocons de neige virevoltent sous le  nez de la jolie grecque. 

Oui, Thaïs est grecque, elle est brune, plutôt voluptueuse et elle a un beau visage aquilin. Un caractère bien trempé aussi, elle sait ce qu’elle veut et ne mâche jamais ses mots.

Le lendemain matin

La jeune femme saisit ses clés puis ferme la porte d’entrée à double tour. Arrivée en bas de l’immeuble, elle tombe nez à nez avec Mathis.

  • Excusez-moi, je dois… enfin… Je suis le père-noël… du magasin quoi. Je dois m’installer là pour faire une animation, ça ne dérange pas si je mets mon traineau ici ? — lance l’éphèbe.

La jeune femme reste bouche bée devant cet homme aussi grand que beau.

  • Euh, votre traineau ? — demande-t-elle abasourdie.
  • Oui, enfin, ce truc-là, c’est censé être un traineau… Mais bon… — fait l’homme en pointant du doigt une vieille caisse à roulette, peinte en rouge et remplie de paquets-cadeaux.
  • Oh, oui, je vois, pas de soucis, si vous n’êtes pas devant la porte, je pense que ça ira — répond la jeune femme.
  • Super merci ! Et joyeux noël ! — ajoute l’homme à moitié ironique.
  • Joyeux… noël — fait Thaïs en fuyant sur son vélo.

Quelques jours plus tard au même endroit.

Thaïs rentre tout juste du travail, elle attache son vélo devant l’immeuble, puis se dirige vers la grande porte d’entrée. L’homme au costume rouge et à la barbe blanche prend la pose avec trois enfants. Puis, il leur fait un sourire tandis qu’ils repartent des étoiles plein les yeux, aux bras de leurs parents.

  • Bonsoir — lance la jolie grecque en souriant.
  • Oh bonsoir, vous allez bien ? — demande Mathis, tirant sur sa fausse barbe.
  • Oui et vous ? Pas trop dur de rester planté dans le froid toute la journée ?
  • Ça va, je ne suis pas trop sensible au froid et puis avec cette tenue qui pèse une tonne, je suis plutôt bien loti.
  • Qu’est-ce que c’est que ce truc ? — demande la jeune femme, pointant du doigt la petite boîte rouge accrochée au poteau de signalisation, juste à côté.
  • Ah, ça… c’est la boite aux lettres du père-noël voyons !
  • Ah d’accord ! Et le père-noël les lit vraiment toutes ? — demande Thaïs en riant.
  • Bien sûr ! Il les lit toutes, personnellement !

Thaïs lui fait un signe amical et disparaît dans l’entrée sombre.

À peine rentrée chez elle, elle réfléchit à la manière de tendre une perche au charmant garçon.

  • Mais oui, voilà une bonne idée, je vais lui écrire une lettre et la poster dans sa boite !

La jolie brune, se lance dans la rédaction d’une petite lettre au père-noël, persuadée qu’elle tient l’idée du siècle.

Cher père-noël, votre voisine du troisième vous invite à prendre un thé, un de ces jours pendant votre pause, si le cœur vous en dit.

Thäis, (votre régisseuse traineau).

Le lendemain matin

Thaïs descend un peu plus tôt que d’habitude et poste discrètement son petit mot dans la boîte aux lettres rouge. 

L’invitation est lancée.

Les jours passent et la neige commence à recouvrir la chaussée. 

C’est samedi, Thaïs a complètement oublié la lettre, mais aujourd’hui, comme tous les samedis, elle prend un bain. Elle s’offre ce petit plaisir hivernal à la manière d’un rituel depuis toujours.

Soudain, on frappe à la porte. La jeune femme sort de la baignoire et enfile une serviette. Lorsqu’elle regarde par l’œilleton, son cœur s’emballe.

  • Merde, j’avais complètement oublié cette histoire de thé.

Un peu gênée, elle ouvre la porte.

  • Hey bonjour, je suis désolé, je sors tout juste de mon bain.
  • Oh, c’est moi qui suis désolé, est-ce que… vous voulez que je repasse plus tard ?
  • Non non, pas question de refuser le père noël, c’est déjà tellement rare — lance la jeune femme avec humour.
  • Ok, merci beaucoup. Au fait, moi c’est Mathis, enchanté.
  • Thaïs, enchanté. Thaïs, Mathis, c’est proche ! — ajoute-t-elle en riant bêtement.
  • Ah ah ah oui effectivement.

Leurs regards se croisent et se sourient.

La jeune femme invite l’homme à s’installer dans son canapé alors qu’elle s’échappe dans sa chambre. Elle enfile une petite robe d’hiver en se gardant de mettre des dessous puis revient un plateau à la main.

  • Et voilà, vous aimez le thé noir ?
  • Oui, ça sera parfait.

Leurs regards s’accrochent de nouveau et la jolie brune sent qu’elle ne laisse pas l’apprenti père-noël indifférent. D’un geste faussement maladroit, elle fait remonter sa robe sur ses hanches, laissant apparaître une partie de ses fesses. L’air de rien, Mathis contemple furtivement le corps de la jolie grecque.

  • Est-ce que je peux t’aider ? — fait-il.
  • Hum, ça dépend pourquoi ? — répond la jeune femme d’un ton joueur.
  • Ce que tu veux, dis-moi…

Thaïs s’approche du garçon et sans le lâcher du regard, elle lui tend une tasse de thé.

  • Attention, c’est très chaud — fait la jeune femme.
  • Oh, tu crois que je vais me brûler ? — rétorque l’homme en souriant.
  • Ça se pourrait — dit Thaïs, en lui jetant un regard noir.

Les deux inconnus se cherchent et l’atmosphère vire à la séduction.

Thaïs s’assoit près du garçon tout en tirant sur sa robe qui remonte.

  • Alors, père-noël, c’est… ton métier ?
  • Ah ah, en réalité, je bosse pour une agence. D’habitude, ils me trouvent des missions un peu plus sympas.
  • Ah oui ? Je trouve que ça te va bien, père-noël. Tu exauces les rêves n’est-ce pas ? — lance Thaïs tandis que Mathis fixe ses lèvres.
  • Oui, on peut le dire comme ça — répond-t-il, le visage paré d’un sourire.

Le silence résonne quelques secondes dans la pièce. Thaïs décide de prendre les devants. Elle approche son visage de celui de l’éphèbe qui fixe toujours ses lèvres. L’homme s’avance également et leurs bouches s’effleurent. La douceur des lèvres de Mathis est sans commune mesure. Elle laisse présager une suite on ne peut plus agréable.

Leur baiser sonne désormais comme un préambule. 

Les mains du mannequin courent sur les hanches de la jolie brune. La passion est en train de s’emparer d’eux. Thaïs remonte légèrement sa robe tandis que Mathis l’enlace de ses bras puissants. Leurs corps fusionnent doucement tandis que leurs langues s’éprouvent. Le temps devient aussi brûlant que leurs baisers.

C’en est trop, la jeune femme languit de le sentir plus. D’un geste vif, elle retire sa robe, laissant apparaître ses formes insolentes. 

Mathis la contemple un instant puis l’imite en ôtant son tee-shirt. 

Thaïs reste bouche-bée. Elle n’a jamais vu un torse aussi parfaitement sculpté. 

Elle lâche un soupir, puis fond sur son invité tandis que leurs parfums se mélangent déjà.

Mathis dévore le cou de la belle qui écrase sa poitrine contre lui. À cet instant, elle le veut contre elle, sur elle, en elle…

Le garçon l’a compris, il défait son pantalon, laissant apparaître son caleçon moulé autour de son sexe déjà bandé. 

La jeune femme l’aperçoit furtivement puis elle glisse sur le torse de son invité pour l’embrasser. Sa bouche ne tarde pas à descendre jusqu’au pubis de Mathis qui tressaille. D’un geste langoureux, elle sort son sexe et commence à le laper timidement avant de le faire disparaitre entre ses lèvres. L’homme exulte et ses gémissements retentissent bientôt partout dans le petit appartement.

La scène est aussi sensuelle que torride. Mathis a saisi les cheveux de Thaïs qu’il accompagne doucement. La jeune femme le suce en lui lançant des regards noirs. Sa fellation est d’une intensité sans pareille.

  • J’ai envie de toi Thaïs — soupire l’homme.

La jolie grecque se redresse, elle lèche deux de ses doigts puis les glisse entre ses cuisses. Et tandis qu’il termine d’enfiler une capote, elle s’enfonce sur la queue du mannequin. 

  • Thaïs, tu me rends fou — lâche Mathis.
  • Toi aussi — répond-elle.

Les gémissements fusent et les caresses pleuvent. Ivres de leurs sens, ils s’engagent dans un coït endiablé. Thaïs se cambre pour mieux sentir la queue de l’homme en elle, tandis qu’il empoigne sa magnifique poitrine. Leurs corps s’agrippent et se percutent dans une frénésie de va-et-vient orgasmique. 

  • Vas-y baise-moi fort, putain ! — lâche la jeune femme.

L’homme redouble de vigueur puis soudain, il s’arrête.

  • Retourne-toi ! — lui ordonne-t-il sur le ton du jeu.

Thaïs s’exécute, elle s’agrippe au dossier de son canapé, tandis que Mathis se redresse. L’homme saisit ses fesses à pleines mains puis plonge en elle. En un instant, leurs ébats basculent dans la luxure la plus totale. Le mannequin tamponne l’arrière mirifique de la jolie grecque qui s’époumone. 

Les amants sont proches de la jouissance, elle monte en eux comme un tsunami. Ils accélèrent encore la cadence et leurs cris résonnent aux quatre coins de l’appartement. Le temps s’arrête et dans un dernier élan de plaisir, ils explosent à l’unisson. Comme un cadeau de noël avant l’heure.

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