
“C’est bon, elle est bien attachée”
Je jette un regard à Flora qui ne te lâche pas des yeux.
Elle lève la tête et me parle sans dire un mot.
“Putain ce qu’elle est belle”
“Je te l’avais dit… elle est magnifique”
Tu es exactement comme j’ai envie que tu sois. Allongée, nue, pieds et poings liés au quatre coins du lit. Un petit coussin sous les lombaires, de manière à te maintenir légèrement cambrée, les parties génitales projetées en avant, dans une position aussi confortable qu’obscène.
“Comment tu te sens Philippine ?”
“Bien… et excitée…”
“Parfait. C’est bien”
Tu frissonnes déjà au son de mes mots.
Le “C’est bien” de l’obéissance. Tu vas particulièrement l’aimer ce soir, Flora aussi.
“Flora, tu vas effleurer ses pieds et le bas de ses jambes”
“Ok…”
Nus, assis en tailleur autour de toi, un mix de Ben Bohmer en fond, on commence à jouer.
Flora est magnifique. Ses petites joues rosées et sa bouche en cœur. Et ce corps…
Mon imaginaire lubrique en travers de l’esprit comme une gueule de bois. Je regarde une nouvelle fois Flora qui attend mon Go.
“Allez”
Ce soir mes mots seront courts. Enveloppés de fermeté. Néanmoins, ils projetteront mes fantasmes vers la réalité.
Je plante mes ongles dans tes avant-bras tandis que du coin de l’œil, je vois Flora t’effleurer la plante des pieds.
“Putain alors c’est bien réel. Je ne suis pas dans un de ces rêves ? Celui auquel j’ai fantasmé mille fois…”
À peine une seconde et ça y est, tu réagis. C’est tellement bon de te voir subir. Le désir qui monte en toi, t’envahir. Et te voir inonder les draps. Je me délecte de regarder Flora prendre un plaisir infini à t’en donner.
“Elle est excitée ?”
“Oui, je le vois bien d’ici…”
“Elle mouille bien ?”
“Ah bah là, il n’y a aucun doute”
“C’est bien”
Encore une fois… Décidément, j’ai envie d’être cruel ce soir.
Tu trembles sous le plaisir, mais ça ne me suffit pas. Je suis un ogre affamé de tes cris. Ivre de ta jouissance. Mon appétit est sans limites. On vient de commencer, mais elle va venir vite. Oui, ta jouissance. On ne va pas se mentir, c’est ça qu’on va aller chercher. Le plus lentement possible.
Tu vas monter aussi haut que les Annapurna. Aussi délicatement qu’on entre dans un Ashram.
“Vas-y, remonte le long de ses jambes”
“Ok…”
Flora se laisse guider elle aussi. J’aperçois un fluide s’écouler du creux de ses cuisses. Est-ce mes mots ou la vision de ton corps qui obéit ? Peut-être les deux.
“Arrête-toi un moment à la pliure de ses jambes, tu sais derrière le genou, là où la peau est toute fine”
“Ok…” — me répond Flora en lâchant un soupir.
Un trop-plein d’émotions. Je crois qu’elle aussi en prend pour son grade.
Je t’effleure le cou, puis y dépose un baiser. Emprunt de tendresse. Mes lèvres sont comme aspirées. Je ne peux résister à ta peau. Je glisse délicatement vers ta bouche, enivré de ton parfum. Je lèche tes lèvres puis je t’embrasse.
“Flora, approche…”
Flora se penche vers mon visage. Sa poitrine ballote tandis que j’empoigne sa bouche.
Je vous veux toutes les deux. Ce n’est même pas une question d’équité. Et puis je vous fais confiance, je sais que la jalousie ne s’est pas invitée ce soir. Je vous veux toutes les deux. Plus que jamais. Sans limite. Sans passer, sans futur. Juste, vous deux au “présent passionné”. C’est un temps qui n’existe pas dans les livres… Ça tombe bien, il ne servira qu’une fois.
Mes mains fondent sur ta poitrine. Je pince tes tétons. Puis redessine tes courbes du bout des doigts.
“Putain, mais ce qu’elle est belle”
Je vois Flora à quelques pas d’être dans le mal. Ses yeux pleurent à moitié.
“Ça va Flora ?”
“Oui ça va trop bien même. C’est tellement fort… je ressens des trucs… incroyables”
“La puissance du désir…”
Elle me sourit en séchant ses larmes. Puis me tend la main. Je l’attrape et nos paumes atterrissent sur ton ventre.
“Flora… Lèche-la”
Cette-fois, elle n’a pas dit “OK…”. Cela aurait été de trop. Le silence commence déjà à te lécher. Suivi de la bouche de Flora.
Je vois tes yeux noirs me jeter un ultime regard puis se révulser. Sous l’effet du premier coup de langue. Celui-là même que tu ressens aussi fort que cent autres. Cette fois, tes gémissements éclatent.
“C’est bien…”
“Flora… lèche la bien”
Je vois ma belle Flora, s’appliquer, bouche ouverte, sur ton sexe. Cette scène n’est pas croyable. Aucun film pour adulte ne peut raconter ça.
Nos mains entrelacées sont toujours posées sur ton ventre qui ondule sous tes spasmes de plaisir. Tu exultes. C’est le mot.
Je vois du violet scintiller dans tes yeux. Comme la dernière couleur de l’arc-en-ciel. Le violet de l’orgasme qui monte.
“Flora…, stop”
Elle Obéit. Tu soupires. Oui. C’est ça que je veux vous infliger. Pardonne-moi. Ça vient de commencer Philippine. Et ce soir, à côté de moi, le marquis de Sade est un enfant de chœur.
Je glisse une nouvelle fois ma bouche dans ton cou. Sur ta poitrine, puis j’empoigne celle de Flora et l’embrasse à son tour.
“Je vais la lécher un peu. Je veux que tu regardes”
“Ok…”
Ma langue s’insère dans ton sexe tandis que Flora ne te quitte plus du regard. Elle s’est approchée de ton visage et te caresse les cheveux.
“Occupe-toi de sa poitrine”
Mes lèvres travaillent les tiennes. Flora t’empoigne d’abord les seins puis elle glisse sa poitrine contre la tienne.
Encore une scène que je n’ai entrevue que dans mes rêves les plus torrides. Vos seins qui s’écrasent, l’une contre l’autre. Ce mélange des corps aussi charnel que sensuel. Je ne sais pas comment je vais tenir.
Ma queue gonflée mouille les draps à grandes eaux depuis tout à l’heure.
“Flora, je vais te prendre en levrette pendant que tu la lèches”
“Ok…”
Nos corps se déplacent autour de toi. Je saisis Flora par la taille, fesses légèrement relevées, puis je m’introduis. Sa bouche fond sur ton sexe qu’elle lape de nouveau allègrement. La vue n’est pas belle, elle est fabuleuse, inouïe, renversante… indicible. Aucun adjectif de la langue française n’est suffisant pour décrire cette vision.
Le plaisir circule dans nos corps comme un courant électrique. Je suis le “plus”, vous les “moins”. Et vous me le rendez bien.
Tes yeux s’entrouvrent et tu me toises jusqu’à son visage qui se crispe sous mes coups de reins. Mon torse et mes mains sur ses fesses. Ma bouche entrouverte, mes yeux qui se tordent et mon plaisir qui atteint son paroxysme.
“Ça y est, elle va partir, mets-lui tes doigts”
Ses doigts en toi, tes gémissements éclatent et mes coups de reins s’accélèrent. Elle sent ma queue se décupler en elle tandis que tu jouis.
Vous me déclenchez et Flora explose à l’instant.
La chambre d’hôtel n’est plus qu’un théâtre d’obscénités, de cris d’amour et de gémissements de jouissance plurielle.
Je vous veux, juste une fois, un instant, suspendu comme les pétales d’une fleur qui s’envolent sur le chemin de mon désir.