Dark Romance – New Romance

Saint-Amour – 16 min

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Le percolateur claque et la machine braille. Thibaud a les yeux gonflés, il faut dire que son prénom était inscrit sur le petit bout de papier, hier soir. Son corps manque cruellement de sommeil. Pour autant, des nuits comme celle-là, il en voudrait plus. Pourquoi l’existence n’est-elle pas faite uniquement de plaisir ? C’est vrai ça… Probablement parce que le plaisir ne peut exister que s’il est alterné de peines ? 

Un proverbe égyptien dit : “la vie est comme une danseuse : elle ne danse qu’un instant pour chacun”.

Thibaud a eu sa danse. Et quelle danse… Il porte la tasse à sa bouche. Encore une gorgée noire. Son organisme réagit. La tache de lumière qui frappe le sol est moins pénible à fixer. Quelle dinguerie cette maison. Il frissonne d’exaltation. Ce n’est pas de la joie, mais de l’ivresse. Son cœur, son corps… Tout est posé, calme. Plus rien ne l’appelle. Sa poitrine se soulève et se relâche, l’air tiède embaume ses poumons. 

Justine descend les marches de l’escalier hélicoïdal. Ses pieds nus tamponnent les lames de bois qui grincent subtilement. Le tee-shirt dont elle est parée fond sur ses cuisses. L’odeur de Thibaud y est partout. Elle fonce sur le jeune homme.

“Il reste du café ?” demande-t-elle avant de poser ses lèvres sur les siennes. 

“Oui tiens, j’ai fait deux tasses, je savais pas comment faire un seul café !” s’exclame le garçon en souriant.

Thibaud est un homme désarmant. Frais, simple, vrai, spontané. Tendrement attachant, c’est le mot. Si les yeux sont le reflet de l’âme, alors ceux de ce garçon transpirent la naïveté de l’enfance, avec son regard de petit renard qui vient de faire une bêtise. Il ne manque pas d’humour ni de second degré, on ne s’ennuie jamais avec Thibaud. Ses larges épaules rassurent et ses pupilles débordent de curiosité. Il est espiègle, taquin, malin, charmant… et puis sapio aussi. Un sapiosexuel qui s’ignore. Il ne met pas de mots sur ce qu’il est, il « est » tout simplement. L’intelligence l’excite. L’intention de faire du bien aussi. Pour autant, il révère le corps féminin. Le galbe et la sensualité des cambrures, les chairs longilignes comme plus voluptueuses. Il aime les femmes. Beaucoup. Trop probablement.

Justine est la même en fille. Une brindille effrontée et fonceuse, qui ne se pose pas de question, quand elle veut faire, elle fait. Ses yeux pétillent. Sous sa belle chevelure blonde cuivrée se cache une sacrée personnalité. Motivée, enthousiaste et dotée d’une énergie viscérale qui émane de toute sa personne. Une soif d’aventures et de vie que l’on n’arrête pas. Justine, on ne la bride pas, on ne la brise pas. C’est elle qui t’ouvre et lorsqu’elle le fait, tu es heureux, comme blotti contre les branches d’un chêne. Les femmes la font vibrer, les hommes frémir. Elle consomme les corps autant qu’elle se consume à le faire. 

La jeune fille extirpe la tasse engoncée dans la petite machine noire puis s’avance. Ses doigts enfoncent la gâchette de la grande porte vitrée qu’elle fait coulisser. Le temps est parfait, on sent la nature briller. La sève monte et le froid déguerpit. Il était temps. L’hiver a été rude et la morosité a presque failli les attaquer. 

Ils ont loué cet ancien corps de ferme réhabilité en maison de vacances, pour le week-end. Une bonne affaire pour une si grande baraque. La piscine ne servira pas, l’eau est encore trop fraîche. Mais quel bonheur de déjeuner sur la grande table en acacia. Les photos pleuvent sur Instagram et ça n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Marie descend l’escalier du salon pour rejoindre la cuisine. Son shorty en dentelle noire révèle ses jambes délicates. Elle sautille jusqu’au jeune homme et lui caresse les cheveux. Puis, à son tour, elle glisse doucement sa bouche contre la sienne.

Marie est brune, la petite trentaine et un joli carré plongeant. Elle prend des cours de yoga depuis 1 an. Elle a lu tous les livres de développement personnel que la terre a connu. Pratique quand on travaille dans une librairie. Malgré tout, elle reste anxieuse de nature. Les Asanas calment son corps tandis que la méditation apaise son esprit. En ce moment, elle est dans une sorte de relation libre. Elle veut déconstruire le concept du couple monogame exclusif. L’idée que ça serait le seul modèle de vie sentimentale la dérange. Elle débarque chez son mec un jour sur deux. Avec de la belle lingerie et une envie féroce. Ils font l’amour, c’est charnel, intense, elle jouit une ou deux fois selon les nuits et puis elle s’endort dans ses bras. Marie aime s’offrir. Ce qu’elle désire par-dessus tout, c’est le déchaînement de son partenaire, lorsqu’il jouit au creux de ses reins.

Marie : “Ça va ? Comment tu te sens ?” lance-t-elle en souriant.

Thibaud : “Un peu crevé… mais sur un petit nuage ! Et toi bien dormi ?” répond-il, les yeux épris.

Marie : “Pas assez non plus mais ça va ! Elle est où Juju ?”

Thibaud : “Là dehors, regarde”.

La jeune femme se tourne puis caresse du regard la silhouette de sa copine. Justine est sur la pointe des pieds. Ses jambes virevoltent au-dessus des margelles de pierre. Le duo s’extasie devant le corps sensuel de leur amie. Elle les aperçoit et quelques secondes après, sa face est plaquée contre la vitre. Sa peau est lisse, le temps n’a pas encore gravé ses frasques. Ses yeux vert émeraude rayonnent. Elle esquisse une belle grimace puis ouvre la baie vitrée pour les rejoindre.

[…] Quelques mois plus tôt

Les tapis ornent le parquet de la grande salle. Thibaud s’essuie machinalement le front. Le rideau de sueur qui brille sur son visage témoigne de l’intensité des mouvements. 

“Parfait, c’est super… Nous allons maintenant terminer cette séance par un moment de gratitude. Et je vous dis à la semaine prochaine” murmure lentement la professeure de Yoga.

Le silence est brisé par le brouhaha des pas sur le sol. Marie ramasse son tapis lorsqu’un jeune homme l’interpelle.

Thibaud : “Je ne pensais pas que c’était aussi physique”

Marie : “Ah… oui oui, quand on regarde ça a l’air facile. C’est ton premier cours ? ”

Thibaud : “Deuxième… Je me sens comme un pingouin qui ferait de la gym”

Marie pouffe de rire. 

Marie : “Ça travaille les muscles profonds et la souplesse, tu verras d’ici un mois, ça ira mieux”

Thibaud s’est inscrit au cours de Yoga sur les conseils de son chef de brigade. Il est parfois excessif dans ses réactions. Thibaud est policier. Il a justement choisi ce métier pour l’action et le terrain. On l’a collé à la qualité, une vraie tannée. Une sorte de mesure disciplinaire cachée. L’année dernière, il a flanqué une baffe à un collègue d’unité. On ne sait pas si l’autre l’avait cherché. Pourtant, il n’est pas violent d’habitude. Un peu sanguin mais jamais méchant, ni hargneux.

Avec Justine, ils ont fait les quatre cents coups. Ils n’arrivent pas à être en couple, mais ils n’arrivent pas à vivre l’un sans l’autre. Ils se voient, ils baisent et se marrent comme des vieux potes. Une sorte de relation libre, eux aussi… Faut-il forcément mettre des mots sur ce que l’on est ? Ça nous rassure probablement. On catégorise le lien, on l’intellectualise. Et puis on est comme tout le monde. Pour autant, le jour où ça flanche, les mots ne protègent pas. La sécurité affective n’est qu’une illusion de l’esprit. 

Avec Marie, les cours de yoga ont continué. De fil en aiguille une relation s’est créée puis une complicité est née. 

Quand il l’a présenté à Justine, les deux filles se sont tout de suite entendues. Comme la terre et l’eau, deux éléments que tout oppose et qui, malgré tout, s’accordent parfaitement. 

Les jeux de regards ont rapidement pris le dessus et puis un soir leur « trouple » s’est formé. L’alcool n’y était pas étranger, c’est sûr. Depuis, la puissance du désir qui les anime ne cesse d’augmenter. 

La maison, c’est une idée de Justine. Thibaud l’a saisie au vol, puis l’a transformée en réalité. Pas facile d’accorder les calendriers, mais quand on le veut vraiment, le temps s’écarte et le destin plie. 

Pourquoi à Saint-Amour ? Ça semble évident, le nom est sexy. Et puis le village est juché entre la Bourgogne et le Beaujolais. 

De quoi boire du bon vin, goûter la terrine locale et visiter les bois alentour. Se remplir les yeux de vignes, marcher à la lisière les fougères. Dormir, courir, danser. Et aussi faire l’amour. Beaucoup. Longtemps. Accélérer lentement puis ralentir. Sentir l’extase des corps, l’ivresse des âmes. Enlacer, caresser, goûter l’autre. Le regarder dans les yeux. Saisir son plaisir puis lui donner minutieusement ce qui le transcende et le voir s’abandonner. 

Le jeu qu’ils ont imaginé sort de nulle part. Quoique pas tout à fait. Il sort d’un chapeau. Des petits bouts de papier blanc. Et puis un nom. Inscrit au stylo noir. La main d’un des trois complices et le jeu commence. Le tirage au sort est sacré. Les voix se taisent. Les cœurs s’immobilisent. Le nom de celle ou celui qui, pour la nuit, recevra l’attention des deux autres est prononcé. 

C’est un jeu grisant autant que perturbant, mais fabuleusement jouissif. Ils discutent un moment puis décrivent leurs envies. L’heureux élu peut être nu, habillé, attaché, il choisit. Ensuite les regards se croisent, les caresses pleuvent, les baisers se bousculent et le temps s’arrête.

[…] Quelques mois plus tard

Les trois amis sont affalés au bord de la piscine. Thibaud et Marie éclatent de rire, c’est son grand truc à Justine : les imitations. Sa bouche se tord, son visage gonfle et ses yeux sortent de leurs orbites. Elle est en pleine transformation. C’est Homer Simpson cette fois, elle le joue à la perfection. La jeune femme est habitée par le père de famille paresseux, à la voix nasillarde. 

Justine fait du théâtre depuis de nombreuses années. Elle fait partie d’une petite troupe amateur. L’année dernière, ils ont joué les : Femmes Savantes de Molière. Elle y interprétait Armande. Les spectateurs ont été bouleversés tellement elle feignait parfaitement la femme jalouse. À la fin, certains se sont même déplacés pour la féliciter.

“Ju fait Gollum s’il te plaît” s’exclame Thibaud avec l’enthousiasme d’un gamin de dix ans. 

Justine ouvre grand sa mâchoire et prend un air démoniaque : “Gollum aime le maître, Gollum aime son précieuuuuuux ! ” 

Les deux spectateurs rient aux éclats. Marie jette le poing devant sa bouche puis s’enroule sur elle-même en hurlant. Le hobbit maléfique est là, devant eux. Justine en rajoute, sa copine joue le jeu et les cris virent au strident. Thibaud est hilare devant la scène.

C’est une belle amitié qu’ils ont construite. L’équilibre de leur relation est fragile. Malgré tout, elle fonctionne. Justine apporte sa touche de folie, Marie sa profondeur. Thibaud agrège la complémentarité des deux filles avec son caractère rassurant et léger. Il désamorce aussi les petits conflits, lorsqu’il y en a.

“Ça vous dit qu’on aille visiter la petite cave en contrebas ?” demande Justine.

“Celle devant laquelle on est passé hier matin ?” questionne Marie.

“Celle-là même !” rétorque Justine.

“Aller partant” dit Thibaud.

Les trois amants se mettent en marche. Le temps est radieux. L’ombre des feuillages danse sur le goudron tiède. Une vieille bâtisse, dont les murs en pisé sont incrustés de lierre, se dresse devant eux. La vue est pittoresque.

Le gravier craque sous les pas d’un homme légèrement dégarni aux joues rougeaudes. 

“Bonjour, vous venez pour les vendanges ? C’est trop tard, c’est terminé.” plaisante l’homme.

“Entrez donc ! ”

“Maryse !! Il y a des jeunes qui veulent goûter ton vin.” hurle-t-il.

La femme du prétendu bon vivant débarque dans la grande pièce sombre.

Les bouteilles s’enchaînent et les trois amants passent la fin de la journée à boire. Les voisins, le fils, sa femme et le beau-frère des vignerons se sont joints à la dégustation. L’ambiance est potache et les tartines de pâté de campagne accompagnent la fête. 

“Merci encore, on repassera dimanche pour prendre les cartons.” lance Thibaud à demi chancelant.

Ils ont finalement pris quelques cartons de vin. La cuvée “Terre de Granit” aux notes minérales, leur a particulièrement plu.

“Au revoir, revenez quand vous voulez” répliquent les hôtes en souriant.

Les trois amis s’éloignent en titubant. Le soleil se couche et la maison leur semble à des kilomètres. L’heure du tirage au sort approche. À l’ivresse des corps s’ajoute l’excitation qui grimpe.

Thibaud inscrit les prénoms des trois amants sur les petits rectangles de papiers blancs. 

« Justine, c’est à toi de tirer le ou la gagnante ce soir » dit Thibaud, à la manière d’un arbitre de touche.

« Okay !! »

Justine met sa main sur ses yeux. 

« Attention suspens ! » dit-elle en remuant les billets.

Elle tend le morceau de papier à Thibaud qui s’exclame : « Mariiiiiiie ! »

Les pommettes de la jeune fille virent au rose pêche. Elle tente de cacher son émotion qui oscille entre réserve et excitation. Ses deux complices l’embrassent sur les joues comme pour la féliciter.

« Aller ! À la douche ! » s’écrit Justine presque impatiente. 

La nuit est tombée. La lumière de la lune traverse les velux avant de s’abattre sur les murs de la chambre en sous-pente. Un grand lit en rotin trône au centre de la pièce. Thibaud s’enfonce dans le fauteuil en tissu couleur pastel. Il porte une petite serviette autour de la taille. Les ombres soulignent ses muscles saillants et l’on imagine sans difficultés, le sportif qu’il est.

La porte s’entrouvre. Marie traverse la pièce dans la pénombre puis s’étend sur le couvre-lit en coton. La beauté de son corps est magnifiée par un subtil ensemble de lingerie. Elle porte un tanga en dentelle noire, assorti à son soutien-gorge à balconnet. Thibaud profite immodérément de la vue, la situation excite ses sens et il commence insciemment à bander. Marie lui lance un regard complice. Elle le connaît suffisamment pour deviner le tumulte de ses pensées.

Justine entre dans la pièce. Elle porte un ensemble rouge vif. La couleur ardente fait ressortir sa peau légèrement dorée. Ses cheveux blonds et épais glissent sur ses épaules. Un beau tatouage de soleil arbore le creux de son dos. 

Elle s’assoit au bord du lit, puis laisse glisser sa main sur le pied de Marie qui frissonne.

Le jeu est enclenché. 

La jolie blonde goûte sa copine du regard. Ses yeux débordent de désir. Elle se met à genoux, dépose un baiser sur sa cheville puis fait sautiller sa bouche le long de sa jambe. 

Thibaud s’est agenouillé de l’autre côté. Il couvre Marie de baisers. La belle brune s’abandonne dans un soupir. Il saisit son bras et commence à lui masser la main. Justine croise son regard. Les deux amis se sourient. Elle attrape le pied de son acolyte et se met à le masser délicatement. 

Ils ont décidé de l’amener graduellement jusqu’au septième ciel. Les massages s’enchaînent, aucune partie du corps de Marie n’est oubliée. Néanmoins, ils épargnent volontairement son sexe. Leur but est clair : la rendre folle de désir ; tout en la frustrant légèrement. Sensibiliser son corps, de manière à ce qu’elle se consume lentement de l’intérieur.

Ils s’allongent de part et d’autre de ses flancs. D’un mouvement, Justine enveloppe la jambe de Marie, Thibaud fait de même avec l’autre jambe. La jolie brune est désormais contrainte de garder les cuisses grandes ouvertes. 

Les mains de ses bourreaux glissent doucement sur sa poitrine. Thibaud dégrafe habilement son soutien-gorge. Les seins tendus de la belle apparaissent sous les yeux ébahis de ses amis. Ils empoignent les deux protubérances puis s’en occupent méticuleusement. 

Ses tétons gonflés témoignent de son excitation. Ils les stimulent, les lèchent, les pincent légèrement, puis descendent en direction de son pubis. Ils marquent un temps d’arrêt et se lancent un regard joueur. La position de Marie les transcende. Elle est contrainte, offerte, jambes écartées. Sa jouissance est à présent au bout de leurs doigts. C’est pour ce genre de moments qu’ils se sont retrouvés ici, à Saint-Amour.

Justine caresse le sexe de Marie la première. Elle veut voir le visage de son amie se crisper sous ses mains délicates. Ses doigts descendent sur les lèvres de la jeune fille qu’elle effleure sensuellement. Thibaud suit le mouvement de l’autre côté. Le sexe de belle brune est enserré par les délicieuses caresses de ses deux amis. 

Ils opèrent de lents va-et-vient minutieux, prenant soin de noter la moindre de ses réactions pour s’adapter. La chanceuse entre progressivement dans un état second. Son corps tout entier est en train d’abdiquer.

Justine porte ses doigts à la bouche de Marie qui les suce langoureusement. Puis, elle descend sa main humide sur le clitoris de la belle. Elle initie de petites rotations sensuelles, celles-là mêmes qu’elle pratique sur son propre sexe lorsqu’elle veut se donner du plaisir. Elle sait parfaitement caresser une femme et s’applique à le faire de la manière la plus lubrique qui soit.

Thibaud insère lentement son majeur dans l’orifice de la jeune fille, Marie pousse un petit cri étouffé. Il ajoute son index et crochète ses doigts au creux de son vagin. Puis, il stimule vigoureusement l’intérieur. 

Dans le même temps, Justine frictionne frénétiquement son clitoris. Marie commence à gémir de manière incontrôlée, tout se déforme autour d’elle. Les deux amants ne la lâchent pas. Ils s’activent fiévreusement tandis qu’elle entre en transe. Les trois amis sont plus qu’excités. Qui explosera le premier ?

Marie ne tient plus, c’en est trop, elle veut sentir le sexe de Thibaud en elle. Lui aussi la réclame depuis quelques instants. Il se redresse doucement, Justine suit le mouvement. Il l’empoigne et l’aide à se mettre debout. Il prend appui contre le mur puis attrape la jeune femme par les hanches. Elle lui tourne le dos tandis que Justine est face à elle.

La jolie blonde a compris ce que voulait faire son complice. Elle s’agenouille et tandis que Thibaud pénètre lentement Marie, elle lui lèche minutieusement la vulve. 

Le jeune homme saisit les bras de la belle, comme lors d’une arrestation musclée. Il les retient contre lui, afin d’offrir le sexe de la jeune femme à Justine. 

Marie est contrainte de se cambrer, son pubis est projeté en avant et sa copine s’en délecte. Elle lape éperdument le clitoris de Marie qui gémit de plus en plus fort sous la double stimulation. Les secondes s’écoulent lorsqu’elle pousse un cri de jouissance. Son corps est pris de spasmes, elle hurle à la mort. Thibaud donne un dernier coup de bassin, il ne va pas tarder à jouir. Puis, il se retire avant le moment fatidique. Il ne veut pas venir tout de suite. Les amants tombent sur le lit. 

Justine est électrique, elle vient s’asseoir sur le visage de son amie, ouvre ses cuisses puis ondule de plaisir sous les yeux abasourdis du jeune homme. La langue de Marie se déchaîne entre ses lèvres trempées. Elle se venge sur la superbe blonde tandis que Thibaud observe la scène. 

Il empoigne la petite poitrine de Justine face à lui tandis qu’elle saisit sa queue et le branle vivement. L’homme soupire, il stimule les tétons de la jolie blonde, tandis qu’elle se tortille sur la bouche de Marie qui s’applique à bien la lécher. 

La tension est à son comble. Thibaud enfonce ses doigts dans le sexe de Marie, qu’il doigte vigoureusement. Le policier plonge ses lèvres sur celles de Justine. 

Les deux femmes crient puis, dans un dernier gémissement, elles explosent de plaisir. Thibaud jouit au même moment. Le jet de sperme arrose son ventre sous les yeux émerveillés des deux jeunes filles. Les va-et-vient des mains expertes de Justine ont eu raison de lui.

Marie tremble, elle embrasse sa copine. Les trois amants s’enlacent et se donnent quelques doux baisers. C’est le moment de faire une pause. 

La nuit est douce et calme, le bruissement du vent aux sommets des arbres est accompagné du cri de quelques corneilles dans les champs alentour.

Thibaud : « Il me faut une clope ».

Justine : « Moi aussi ».

Fin

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