Dark Romance – New Romance

Le fantasme de Mateo – 9 min

Ecouter « le fantasme de Mateo » en Livre Audio :

Il prit son stylo puis griffonna quelques mots sur son petit carnet marron. Les phrases issues de son imagination emplissaient la page blanche au rythme des ondoiements de la bougie qui se consumait près de lui.

Mateo n’écrivait pas pour un public de lecteurs, il écrivait pour sublimer ses fantasmes comme on exhorte ses pulsions au monde, sans qu’il ne soit au courant.

Il se racla la gorge quelques secondes, puis relut son texte à voix haute :

« Je suis nu, dans une chambre en sous pente. Elle est éclairée par un Velux.

Je patiente en position verticale, fermement attaché à une sorte de grande roue en bois.

J’entends de la musique un peu vieillotte, elle semble s’échapper d’un petit poste de radio. Le son résonne sur les murs vides…

Mes yeux sont bandés et j’ignore ce qui m’attend. L’ensemble de mes sens est troublé. Mon esprit oscille entre excitation et panique.

Je ressens une présence… un subtil parfum de jasmin arrive jusqu’à mes narines. »

Mateo se leva, fit quelques pas et verrouilla délicatement la fenêtre de son bureau. Elle venait de s’entre ouvrir sous les bourrasques de vent. Puis, il poursuivit :

« J’entends des pas autour de moi, ils semblent provenir d’escarpins.

Soudain quelque chose de doux se pose sur mon flan. Comme une plume ou un plumeau. La caresse parcourt lentement mon corps.

Ses mouvements sont précis et consciencieux, elle m’effleure soigneusement de la plante des pieds jusqu’à la nuque, graduellement, en passant par mes chevilles, la pliure de mes genoux, mes épaules et mon dos, mon torse, mes cuisses, mes bras puis mes fesses, délicatement.

Elle semble vouloir se concentrer sur le bas de mon ventre, elle contourne mes testicules et s’arrête. Je sens ma queue durcir au moment ou elle effleure mes couilles.

Une main se pose alors sur ces dernières et les pétris doucement. Dans un frisson, je tressaille de plaisir.

J’ai le sentiment que la personne qui s’occupe de moi, s’en délecte.

Elle aime à me prodiguer cette douce torture. Ses mouvements sont lents et sensuels, au point que je puisse ressentir son désir sans même la voir.

Elle poursuit par de petits baisers déposés sur mon ventre, remonte jusqu’à mes tétons, qu’elle lèche langoureusement, puis je l’entends reculer d’un pas, je crois qu’elle me regarde… bander.

C’est certain, elle prend un malin plaisir à voir mes organes gonfler.

Ma queue est dure et dressée, là devant elle, ornée de mon gland qui trône sous son regard lubrique.

Un liquide vient de couler sur mon sexe, je sens ses mains attraper ma queue et me branler doucement.

Je soupire de plaisir alors même que le rythme des va-et-vient augmente. Je crois qu’elle tente de m’amener doucement près de l’orgasme cette fois. »

Mateo prit une gorgée du thé qu’il avait disposé devant lui. Puis il continua :

« Soudain, elle s’arrête, il semble qu’elle ait d’autres plans pour moi…

J’ai l’impression qu’un tas d’idées perverses lui traverse l’esprit à cet instant… Je suis à sa merci et mon plaisir lui appartient entièrement.

La porte s’ouvre, j’entends des pas se bousculer, comme si plusieurs personnes entraient.

Je ne peux pas les voir… évidemment.

Désormais, celle qui m’avait caressé jusque-là leur donne des ordres. Elle leur demande de poursuivre les caresses en leur précisant de ne pas me faire jouir.

Je sens maintenant des mains partout sur moi… y compris sur les parties les plus intimes de mon anatomie.

Certaines me caressent sous les bras, d’autres les pieds, le torse, le dos, quand d’autres encore s’occupent de mes parties génitales. Elles s’emploient à me faire du bien avec  une totale minutie.

Ma queue, mes couilles et mon anus sont pris d’assaut par ces inconnus.

Je perçois des soupirs et des gémissements tout autour de moi. L’odeur du plaisir emplit la pièce et bien que j’ignore qui sont ces gens cela me rend fou.

L’inconnue aux escarpins leur demande à présent d’arrêter. Je reste ainsi, quelques instants… puis je l’entends vouloir : « corser le jeu ».

Cette fois, ils devront me lécher… partout. »

Mateo bu une nouvelle gorgée de thé puis reprit :

« Dès lors, je sens de petits coups de langues sur moi : l’aine, les biceps, sur la paume des mains, entre mes cuisses puis à nouveau sous les couilles.

Je devine une langue se balader autour de mon anus, tandis que quelqu’un me branle de plus en plus rapidement.

L’excitation monte à son paroxysme et je vais bientôt jouir. Mais l’initiatrice de ces jeux lubriques donne l’ordre de tout stopper à nouveau.

Elle demande à l’une des personnes de me sucer, tout en prenant le soin de préciser « doucement ».

Je perçois un souffle puis je sens une bouche se saisir de mon gland et le lécher avec gourmandise.

Les autres poursuivent leurs baisers ainsi que leurs caresses alors même que je sens l’orgasme monter à nouveau en moi.

Quelques va-et-vient encore et je suis envoyé au plus près de la jouissance.

Puis, dans un soubresaut sensuel, alors que tous ces corps me donnent un plaisir infini, je sens l’orgasme exploser. Il déferle comme un tsunami dans mon corps.

Ma sangle abdominale se contracte, mes gémissements se répercutent aux quatre coins de la pièce et l’on devine facilement que j’ai atteint le sommet du plaisir.

J’entends l’autrice de la scène jouir à son tour, tout en pestant qu’il était convenu d’aller doucement.

Les lèvres qui enserraient ma queue se referment légèrement autour de mon gland. »

Mateo toussa, il bu une nouvelle gorgée du thé désormais froid puis reprit :

« L’un des hommes présent dans la pièce se met à jouir lui aussi tellement ce jeu l’a transcendé et j’entends des cris de plaisir un peu partout. C’est une scène d’orgie qui se déroule autour de moi à cet instant.

La bouche qui se délectait de ma queue avale le sperme qu’elle reçoit tout en poursuivant frénétiquement ses coups de langue sur mon frein. Tandis qu’une autre me lèche l’anus avec gourmandise.

Mon corps exulte après ce moment exquis que l’on m’a volontiers offert.

Fin. »

Mateo ne semblait pas vraiment satisfait de son texte, la réalité lui semblait tellement plus intense et détaillée. Il porta sa tasse à ses lèvres, ôta la page de son petit carnet, puis la jeta dans la corbeille déjà remplie de boules de papier.

Il referma le cahier, souffla la bougie près de lui puis s’allongea sur la petite chauffeuse disposée dans l’angle de la pièce, délicieusement noyé dans ses chaudes pensées.

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