
Une goutte de sueur ruissela le long de son quadriceps fémoral avant de tomber sur le sol. Une seconde perla sur l’une des multiples veines saphènes qui parcouraient ses jambes d’une musculature étourdissante.
La pelouse était droite et brossée, si parfaitement qu’elle aurait amplement pu s’étendre dans les jardins du château de Villandry.
Le sifflet avait à peine retenti que son corps explosait sous l’impulsion de ses spectaculaires accélérations, qui faisaient la particularité des receveurs comme lui.
Ethan abattait le 100m en moins de 10,4 secondes, sans ballon.
Il n’en était pas moins doué un ballon dans les bras. C’est d’ailleurs ce qui lui avait valu son entrée dans la prestigieuse équipe de football américain « forty niners San Francisco », il y avait maintenant presque 1 an.
Son mètre quatre-vingt-quatorze et ses quatre-vingt-dix kilos n’ôtaient rien à sa vitesse hors-norme. Mais au-delà de ses qualités physiques indéniables, sa vision du jeu était probablement l’une de ses plus grandes forces.
Ses débuts en ligue professionnelle étaient plus que prometteurs. Et du haut de ses 25 ans, il avait permis à son équipe de remporter cinq des seize matchs disputés cette saison, une performance assez improbable compte tenu de son poste.
« On y va les gars on lâche rien » s’égosilla José Mouradao, l’entraîneur de l’équipe, « Papy Moura » comme l’appelaient les joueurs. Ancien pro de Rugby au Brésil, Papy Moura officiait comme entraîneur à San Francisco depuis dix ans et spécifiquement aux « 49ers » depuis cette année.
[…] Au même instant au War Memorial Gymnasium San Francisco
Une larme coulait sur la pommette rose et saillante de Natalia. Une seconde ne tardait pas à suivre le chemin de la première, déshabillant la jeune femme du fard à joues caramel dont elle avait pris soin de se parer avant la compétition.
Le moment choisi par son désormais ex-petit ami, pour lui briser le cœur, n’était pas des plus judicieux. Le passage de Natalia à la 37ème Open Cup Rhythmic Gymnastics US Pro, dans la catégorie reine de la compétition : le ruban, devait avoir lieu dans quelques minutes.
L‘athlète tentait de retenir l’émotion qui débordait en elle comme un fleuve en crue après une longue journée de pluie.
Elle avait regagné le vestiaire, cherchant à poser son souffle et à trouver la concentration nécessaire avant son passage.
« Mademoiselle Natalia Ivanova qui va, j’en suis sûr, nous enchanter avec son ruban !! » s’écria alors le speaker officiel de la compétition.
Natalia se hissa énergiquement sur scène armée de son plus beau sourire, dans un justaucorps beige spécialement choisi pour l’événement.
C’était une brindille d’1,69m, d’une souplesse digne des plus grandes contorsionnistes, tout en galbe et en sensualité.
A peine la musique avait-elle commencé, que le jury était conquis. La ressortissante Bulgare fondait sur le tapis de sol aussi vivement que son ruban tourbillonnait dans les airs, pour le plus grand plaisir des juges. Sa volupté mêlée à sa légèreté accentuaient d’autant plus sa grâce, à tel point que le public lui préparait déjà une standing ovation amplement méritée.
[…] Stade d’entraînement des « 49ers San Francisco »
« Ethan, trois quarts gauche ! Matt en renfort » les instructions fusaient au rythme des clapotis de crampons dans l’herbe fraîche.
Ethan avait trouvé l’interstice entre deux joueurs dans une accélération foudroyante comme il savait si bien les exécuter.
Soudain il s’elança de tout son long à terre en hurlant à la mort.
Sa cheville venait de craquer sous le poids d’un crampon adverse, déposé en toute impunité contre le bas de sa jambe. Sans qu’il n’eût rien pu faire, Ethan se retrouvait plié en deux, piqué d’une effroyable douleur.
L’arbitre siffla trois coups pour signaler le blessé, comme il en était coutume. L’équipe médicale arriva en bordure de terrain et il ne fallut pas plus de 5 minutes pour que le colosse soit transporté sur une civière, en direction du camion des pompiers.
« A combien évaluez-vous votre douleur sur une échelle de 1 à 10 ? » lui demanda Jordan Miger, le Sergent chef des pompiers du quatrième district de San Francisco.
« Sept je crois » répondit Ethan sonné par le choc qu’il venait de subir.
« Morphinnnnne ! » hurla le Sergent.
L’équipe médicale s’affairait autour de lui comme des fourmis en temps d’orage.
Ethan entendit la sirène des pompiers puis sa vision devint floue jusqu’à ce que le noir remplace la lumière.
[…] War Memorial Gymnasium San Francisco
Natalia s’était assise sur la petite banquette blanche derrière la scène, elle tentait de reprendre son souffle après la prestigieuse démonstration au ruban qu’elle venait de dévoiler aux yeux de tous.
Généralement les demandes en mariage pleuvaient après ces compétitions, elle en avait plus que l’habitude.
Le Speaker : « Et maintenant place aux notes ! ».
Sur le tableau lumineux : « 9,4 – 9,7 – 9,5 – 9,3 – 9,4 ».
Les 5 juges avaient rendu leur verdict.
« Nataliaaaaaaaa Ivanovaaaaa – 9,46 !!! » s’époumona le Speaker sous un tonnerre d’applaudissements.
Cette note fracassante la plaçait en première position, sans équivoque.
La rage poussée par la douleur qu’elle ressentait lui avait permis d’amener sa prestation à un niveau vertigineux.
C’était d’ailleurs souvent, ce qui faisait l’apanage des sportifs de son niveau.
À l’annonce de sa note, Natalia fondit en larmes, dans un lâcher prise des plus total. Son chagrin se substituait à sa fierté l’espace d’un instant et elle se sentait comme projetée au-dessus d’elle-même, portée par les applaudissements sans concessions du public.
[…] San Francisco General Hospital
Les yeux d’Ethan s’ouvraient doucement, à la lueur des plaques de néons qui scintillaient au-dessus de son visage encore endormi. Le lit dans lequel il se trouvait était plutôt confortable.
Il avait une pince accrochée à l’annulaire et sa cheville droite était encastrée dans un plâtre encore frais.
Le souvenir de sa blessure lui revenait peu à peu quand la porte de la chambre claqua, laissant place au docteur Griff en charge des sportifs de haut niveau du « San Francisco General Hospital ».
Emma Griff était une femme d’une quarantaine d’années, d’un bon mètre soixante treize, cheveux naturels dans les tons châtains, châtains clairs, de grands yeux verts et un sourire à faire fondre le plus ardu des blocs de glace d’Alaska.
Emma Griff : « Bonjour Monsieur Comel, je suis la médecin en charge de votre convalescence ici ».
Ethan Comel : « Bonjour Madame ».
Emma Griff : « Vous ne faites pas les choses à moitié on dirait ? ».
Emma Griff : « Double fracture de la cheville et luxation articulaire ».
Ethan Comel abattu : « Ah… oui… alors c’est grave… ».
Emma Griff : « Disons que ça va prendre du temps… Nous risquons de passer plusieurs mois ensemble… ».
Ethan Comel : « Je vois… ».
Emma : « L’idée est de ne surtout pas abaisser vos capacités physiques à cause de la blessure. Et pour cela nous allons devoir prendre le temps Monsieur Comel ».
Ethan : « Oui je comprends… ».
Emma : « Est-ce que vous avez mal ? »
Ethan : « Non je ne crois pas ».
Emma : « Généralement les footballeurs vous êtes plutôt résistants à la douleur, c’en est presque dangereux pour nous, car c’est une évaluation primordiale dans le diagnostic du processus de guérison ».
Ethan : « Qu’est-ce que je peux faire docteur ? ».
Emma : « Pour l’instant pas grand chose, si ce n’est de rester tranquille ».
Ethan : « Très bien, je vais tâcher d’y arriver ».
La docteur refermait la porte laissant Ethan à ses pensées qui, à cet instant, oscillaient entre désespoir et impatience.
[…] Quelques semaines plus tard…
L’athlète qui, un jour, avait couru le 100 mètres en moins de onze secondes, commençait tout juste à pouvoir déambuler dans le couloir de sa chambre, cramponné à ses béquilles.
Les visites du docteur Griff étaient devenues quotidiennes et Ethan ne se gênait plus pour l’appeler docteur Emma.
Emma : « Alors comment vous sentez-vous aujourd’hui Ethan ? ».
Ethan : « Je vais mieux docteur Emma, surtout quand je vous vois ».
Ethan était plutôt direct avec les femmes, il avait la drague facile et n’était d’ordinaire pas le plus subtil des séducteurs.
Emma en souriant : « Ne commencez pas, il n’est que 9h… ».
Ethan : « Ça va ce matin, je dois pouvoir aller au réfectoire tout seul… »
Emma : « Bon… depuis le temps que vous me le demandez… je vous autorise à y aller en béquilles, attention une fois là-bas vous vous asseyez au moins 20 minutes, avant de faire le chemin du retour ».
Ethan tout sourire : « Merci docteur ! Je vous aime ».
La médecin avait l’habitude de recevoir des compliments de patients à demi amoureux. C’était une femme dotée d’une certaine aura, qui brillait par son intelligence et son sang froid. Mais ceux d’Ethan lui plaisaient particulièrement, bien que ses allusions fussent sans détour.
Quelques dizaines de minutes plus tard, Ethan était assis sur l’une des chaises en plastique bleu du réfectoire, devant une omelette au fromage et un écran de télévision géant.
La porte s’ouvrit et Natalia déboucha sous les yeux captivés du jeune homme, avec toute la vigueur et la féminité qui la caractérisaient.
La gymnaste traversa la pièce comme si elle la connaissait par cœur puis s’engouffra dans l’ascenseur principal. Le vacarme du mécanisme qui s’enclenchait à l’impulsion de son doigt sur le bouton résonnait dans tout le hall.
Quelques secondes plus tard, Natalia frappa à la porte du docteur Griff, qui la priait d’entrer.
Natalia : « Tu m’as manqué Emma ».
Emma : « Toi aussi… Comment va ton poignet ? »
Natalia : « Je n’ai plus mal, tu es une magicienne… »
Leur rencontre avait eu lieu il y a quelques semaines, lors d’une banale consultation médicale. Le charme avait immédiatement opéré, bien que l’une comme l’autre préféraient habituellement la suavité du genre masculin.
A peine la docteur avait-elle pris le soin de tourner le loquet de la porte, que les deux femmes s’empoignaient dans un saphisme des plus charnels.
« Embrasse-moi ! » murmura Emma.
La gymnaste s’avança le regard plongé dans celui de la médecin qui la saisit par les cheveux pour noyer sa bouche contre la sienne.
« J’ai envie de toi putain ! » lança Emma.
Sa phrase n’était pas terminée, que son visage glissait déjà dans le cou de Natalia, tandis que son bassin entrait dans un ballet d’ondulations des plus sensuels.
Leurs baisers pleuvaient comme un orage de juillet.
Chacunes cherchaient subtilement à frôler le sexe de l’autre tandis que leurs langues se dévoraient dans des soupirs d’une lascivité quasi obscènes.
Natalia : « Prends-moi ! »
Les mains de la gymnaste glissèrent dans le dos de la docteur, à la recherche de sa peau.
Avant même que Natalia n’eut le temps de prendre les devants, la docteur s’agrippait au jean de la sportive, qu’elle faisait descendre le long de ses cuisses galbées.
Elle empoigna ses fesses d’un mouvement nerveux et, au travers de sa culotte, se mit à embrasser son pubis de mille baisers.
Littéralement transcendée par l’odeur de sa complice, Emma s’enivrait de son parfum qui se mêlait subtilement à ses phéromones.
Elle termina de faire glisser le bout de tissu qui la séparait de l’entrecuisse de Natalia puis y plongea sa bouche à l’intérieur.
Les effluves d’excitations jaillissaient du sexe de la gymnaste comme le jus sort d’un fruit mûr en été.
Les mains d’Emma sondaient fiévreusement sa vulve alors que ses doigts tentaient de s’y introduire.
Elle lui lapait le sexe à pleine langue tout en lui caressant furieusement le vagin ; bientôt rejoint par les mains de sa partenaire qui accompagnaient son mouvement.
La gymnaste se cambrait de plaisir tout en caressant sa poitrine tendue comme un roseau sous le mistral.
Natalia : « Emma j’en peux plus, je veux ta chatte »
« Viens ! » fit la docteur en se relevant.
Les deux femmes s’empressèrent d’ôter leurs derniers vêtements et de se jeter sur la table d’auscultation.
Emma : « Vas-y, comme ça ! »
Leurs jambes formaient à présent des ciseaux, leurs sexes étaient arrimés et leurs soupirs ne tardaient pas à se changer en gémissements.
Natalia : « Putain Emma ! »
« Je veux te faire du bien » lui lança la docteur telle une Succube.
Leurs frottements mutaient peu à peu en frictions quasi pulsionnelles sous une pluie de cris incontrôlés.
[…] Au même instant, deux étages plus bas.
Ethan tentait tant bien que mal de rejoindre sa chambre.
« Les béquilles sont moins pratiques lorsque l’on fait près de deux mètres », se disait-il.
Au détour d’un couloir, il croisa son voisin de chambre qui semblait avancer aussi lentement que lui, bien que son infirmité ne soit tout autre.
Ethan : « Salut Lorenzo, toi aussi tu as du mal aujourd’hui ? »
Lorenzo était un grand brun, aux yeux vert émeraude, la peau légèrement mate, de ses origines brésiliennes. Il était champion d’athlétisme.
Sa spécialité était le triple saut, discipline dans laquelle la détente sèche était primordiale pour battre des records.
Malheureusement, ses ligaments n’avaient pas tenu le choc de son dernier saut. Et c’est avec amertume qu’il avait terminé ici, au même titre qu’Ethan.
Lorenzo, lui souriant : « Salut Ethan, c’est pas facile mais je crois malgré tout que je peux arriver au bout du couloir avant toi ! »
Les deux hommes se lancèrent dans une course spontanée d’éclopés, toutes béquilles en avant.
Les sportifs à demi impotents se disputaient la victoire dans un acharnement presque absurde. Ils jouaient des coudes dans un vacarme mêlant rires et claquements de bâtons.
Cela ne tarda pas à attirer l’attention de quelques badauds en quête de spectacle, hors de leur chambre. Les encouragements commençaient à fulminer le long de l’allée blanche.
Un champion peut être très différent d’un autre champion mais ils ont tous cela en commun : le goût de la compétition… et de la gagne.
[…] Quelques mètres plus hauts
Une salve de salive coulait dans la gorge de Natalia qui implorait sa complice de poursuivre ses caresses.
La docteur était désormais sur la jeune femme, qu’elle doigtait à nouveau fiévreusement, lorsque une alarme retentit.
Natalia : « Que se passe-t-il ? »
Emma : « C’est l’alarme d’incident, elle demande une réquisition rapide de personnel, il faut que j’y aille »
La docteur se rhabilla à la hâte, sous les yeux inquiets de sa compagne.
Emma : « Je ne sais pas pour combien de temps j’en ai, je suis désolée de te laisser comme ça »
Emma bondit hors du bureau tout en enfilant la deuxième manche de sa blouse, puis se dirigea vers l’escalier de secours.
[…] Deux étages plus bas
Sous l’impulsion de l’adrénaline, les deux compétiteurs avaient terminé leur course folle contre le lino du sol de l’hôpital.
La docteur Griff qui arrivait à cet instant, ne put que constater les dégâts, quelques mètres au-delà des portes battantes.
Docteur Griff : « Mais qu’est-ce que… vous faites !? Que s’est il passé ? »
Ethan et Lorenzo étaient étendus sur le sol comme deux joueurs de foot après un coup franc un peu trop musclé.
« Nous… nous avons glissé ! » lui lancèrent les sportifs un peu penauds.
« Glissé ? Tous les deux ? » s’interrogea la docteur.
Puis d’ajouter « Est-ce que ça va ? Ne bougez surtout pas ! Est-ce qu’un infirmier peut venir m’aider s’il vous plaît ? »
Gregory, un infirmier stagiaire, beau bébé de 2 mètres, vint immédiatement prêter main-forte à la docteur, qui lui délivrait les instructions.
[…]
Natalia, s’était rhabillée à la hâte et avait filé comme une sauterelle.
Le regard dans le vague, elle observait la ville défiler sous ses yeux depuis l’épaisse fenêtre du Tramway dans lequel elle s’était engouffré.
C’était la première fois qu’elle ressentait une attirance aussi intense et déraisonnée, à l’egard d’une femme. Elle aurait pu se damner pour passer une heure de plus avec Emma.
Le feu brûlait encore en elle et c’était le cas chaque fois qu’elle voyait la docteur. Ce sentiment lui plaisait autant qu’il la troublait.
[…] Quelques jours plus tard au San Francisco General Hospital
Emma tournait la clé dans la serrure de son bureau lorsqu’elle croisa le regard d’Ethan qui arpentait le couloir.
Emma : « Est-ce que ça va ? »
Ethan : « Oui oui, mais c’est long… »
Emma : « Je me rends au centre de radiologie, vous voulez m’accompagner ? »
Ethan : « Allons-y, je crois que j’ai besoin de changer d’air »
Le sportif suivit la docteur en boitillant. Il tentait d’observer ses formes onduler sous sa blouse tandis qu’Emma faisait mine d’être concentrée sur son carnet.
Ethan : « Docteur est-ce qu’on vous a déjà dit que vous étiez troublante ? »
Emma : « Ecoutez… non, pas de cette manière là. Dois-je le prendre comme un compliment ? »
Ethan : « Je crois que vous pouvez »
Emma : « Alors merci… »
Bien qu’elle ne laissait rien paraître, la docteur appréciait les tentatives d’approches un peu gauche du jeune homme. Mais plus encore, elle aimait que son regard se pose sur elle.
Le sportif quant à lui, adorait imaginer ses formes sous sa blouse. Le fantasme de l’uniforme prenait là tout son sens.
Ethan : « Est-ce que nous allons voir des os cassés ? »
Emma : « Vous allez pouvoir observer les ligaments de votre cher voisin de chambre de l’intérieur »
Ethan : « Lorenzo ? »
Emma : « Lui précisément, tâchez de ne pas engager une compétition inutile cette fois… »
Ethan : « Je… c’est lui qui… »
Emma se retourna puis lui jeta un sourire malicieux, comme pour lui faire savoir qu’elle avait compris.
Leurs visages étaient proches et leurs regards ne tardaient pas à changer de ton. Ethan s’approcha encore un peu d’Emma lorsqu’un groupe de medecin sortit de l’ascenseur voisin.
La docteur reprit son chemin tandis qu’Ethan la suivait au pas.
Un instant après, ils s’engouffraient dans le bâtiment aux murs sombres et aux allées vitrées.
[…] Une semaine plus tard
Ethan sauta sur le demi ballon disposé au centre de la salle.
« C’est bien, allez une dernière série de dix en proprioception » s’écriait la kiné du sport accompagnée du docteur Emma Griff.
« Vous êtes dur avec moi ! » lui répondit le sportif.
« C’est bientôt fini… » lui lança la kiné.
« Faites ce qu’elle vous dit et dans quelques mois vous n’aurez jamais couru aussi vite » ajouta la docteur.
Emma observait les mouvements du sportif qui devenaient de plus en plus précis. Son corps était agile et la puissance qu’il dégageait, la subjuguait.
« Il faudra vous reposer ces prochains jours » rétorqua la docteur.
« Dois-je vraiment faire tout ce que vous me direz docteur ? » lui lança Ethan.
« Absolument tout et plus encore » répondit-elle sur un ton joueur.
« Pour vous je serai prêt à aller loin… » lâcha-t-il enfin.
« Venez me voir à mon bureau dans l’après-midi, ça sera déjà pas mal » lui lança Emma tout en faisant un demi-tour sur elle-même.
Ethan apercevait désormais ses fesses bombées, flotter sous sa tenue de travail, quand Lorenzo surgit par la porte de la salle de gymnastique.
Lorenzo : « Salut Ethan, il semblerait que ça soit à mon tour de souffrir… »
Ethan : « Oui… je suis presque content de retourner dans ma chambre, bon courage »
Ethan sortit de la salle et s’engouffra dans l’ascenseur, pendant que Lorenzo se déchaussait face à la jeune kiné.
[…] Quelques heures plus tard,
Le sportif rejoignait Emma dans son bureau.
Ethan : « Je suis à vous docteur »
Emma : « Ne vous avancez pas trop… »
Ethan : « Devrais-je avoir peur ? »
Emma : « Cela se pourrait »
Ethan : « Je n’attends que ça »
Emma : « Bien… alors commencez par vous taire »
La docteur approcha son visage de celui du sportif qui ne put se retenir de terminer son geste.
Le jeune homme se pencha pour l’embrasser tandis qu’un soupir s’échappait de sa gorge.
Il la saisit par le bassin alors que la docteur glissait une main sous son tee-shirt, afin d’atteindre ses obliques saillants.
Elle descendit ensuite en direction de son caleçon et lui saisit la queue lentement.
Emma : « Maintenant c’est ça que je veux… »
Ethan : « Si vous… »
Emma lui coupant la parole : « Je vous ai demandé de vous taire il me semble… »
Elle poursuivit son geste en attrapant ses testicules.
« Est-ce clair ? » s’exclama-t-elle tout en lui lançant un regard noir.
Ethan : « Oui docteur »
Elle caressa les couilles d’Ethan qui commençait à bander sérieusement puis elle prit l’une des mains du sportif pour la déposer sur sa poitrine.
Emma : « Je veux que vous me preniez, tout de suite ! Qu’en pensez-vous ? »
Le footballeur, qui tenait malgré lui le sein du docteur dans sa main, ne se laissa pas décontenancer.
Le désir sommeillait en lui depuis trop longtemps. Il lui fit faire un demi tour puis plaqua son bassin contre ses fesses comme pour lui répondre un « oui » sans équivoque.
Emma s’empressa de descendre sa blouse puis de faire glisser sa jupe.
Ethan saisit sa queue et la glissa entre les cuisses de son amante, déjà trempée par le caractère excitant de la situation.
Le sexe du sportif était bien taillé et il remplissait allègrement la médecin.
Emma : « Doucement… »
La docteur poussa un petit cri tandis qu’elle se cambrait un peu plus.
Ethan maintenait Emma par le bassin qu’il commençait à tamponner de ses puissants coups de reins.
Les va-et-vient devenaient bestiaux à mesure que le désir s’exprimait dans le corps des deux amants.
Emma : « Vas-y prends-moi fort ! »
Les cris étouffés de la docteur se mêlaient aux râles de plaisir du sportif alors que leurs plaisirs grimpaient encore d’un cran.
Emma avait passé sa main entre ses cuisses et tentait délibérément de caresser les couilles gonflées d’Ethan pour l’exciter.
Une goutte de sueur parcourut le dos de ce dernier lorsqu’il lâcha dans un soupir : « Emma je vais… jouir »
Ce à quoi la docteur répondit : « Non, tu vas me prendre encore un peu » tout en lui serrant les couilles de frustration.
Le plaisir du sportif était monté si haut qu’il ne put se retenir et, accompagné d’un léger gémissement, il explosa dans le sexe de la docteur.
Ses soupirs fusaient… tandis qu’Emma se tortillait encore autour de sa queue.
« Tu n’as pas su te contrôler… » lui lança Emma, accompagné d’un regard espiègle de satisfaction.
Puis d’ajouter : « J’ai d’autres plans pour toi… il va falloir te contrôler un peu mieux »
Elle lui caressa la bouche d’un geste tendre puis y déposa un baiser, comme pour le remercier de ce moment charnel si intense.
[…] Au même instant au War Memorial Gymnasium San Francisco
Natalia enchaînait les flips arrière sur le tumbling de la salle d’entraînement, sous le regard des quelques personnes présentes dans les gradins aux trois quart vides.
Sa souplesse impressionnante ne laissait aucune place au doute quant à son niveau de maîtrise dans la discipline qui était la sienne.
Elle plongea ses mains dans le sac de magnésie disposé près d’elle puis s’élança dans une nouvelle diagonale de sauts périlleux.
Une fois son passage terminé, elle fit mine de saluer un parterre de juges fictifs avant de se diriger vers les vestiaires.
Elle se frappa les mains dans un halo de poussière blanche puis fouilla à l’intérieur de sa veste pour y sortir son téléphone.
Nouveau message d’Emma : « Natalia comment va ton poignet ? »
Emma trouvait sans cesse des moyens détournés pour exprimer ses envies à la gymnaste, dont elle n’assumait qu’à moitié l’attirance.
« Il va bien… C’est mon corps qui est frustré de ne pas te voir » lui répondit la jeune femme.
Nouveau message d’Emma : « Viens me voir demain, j’aurai un peu de temps »
Elle enfila sa veste puis sortit des vestiaires d’un pas léger.
[…] Le lendemain au San Francisco General Hospital
La docteur accompagnée de la jeune kiné du sport se dirigeaient vers la salle de rééducation pour leur séance quotidienne avec Ethan Comel, lorsque Natalia déboula dans le hall.
Emma : « Oh bonjour Mlle Ivanova »
Natalia : « Bonjour docteur »
Le regard des jeunes femmes en disait long, mais la comédie dont elles seules faisaient partie semblait fonctionner à merveille.
Emma d’un geste de la main : « Nous allons dans un endroit qui devrait vous être familier, voulez-vous nous accompagner ? »
Natalia hocha de la tête puis suivit les jeunes femmes.
Ethan s’échauffait dans la petite salle dont les murs étaient baignés de soleil jusqu’au milieu de la journée.
« Vous venez en force aujourd’hui » lança-t-il à l’instant où il aperçut le groupe.
Emma : « Je vous présente Natalia Ivanova qui est l’une de mes anciennes patientes. Je crois qu’elle aurait beaucoup à vous apprendre… »
Ethan, comme la plupart des hommes au contact de Natalia, fut immédiatement envouté par la sensualité de la jeune Bulgare.
« Ça n’est pas pour me déplaire, sauf si elle est aussi dure que ma kiné » fit le jeune homme dont les yeux le trahissaient allègrement.
« Bien plus dure, vous n’avez pas idée » répondit Emma en lui souriant tandis que la jeune kiné pouffait de rire entre ses mains.
Les exercices s’enchaînaient et Natalia observait le sportif dont elle avait noté la détermination sans faille.
Un sportif de haut niveau sait reconnaître l’un de ses semblables en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Et la jeune femme ne restait pas indifférente au charme et à la puissance que dégageait Ethan.
« Bon nous en avons terminé avec vous pour ce matin » s’écria la kiné.
Ethan se tamponna le front en sueur puis se dirigea vers la sortie en frôlant les jeunes femmes.
Il fit un geste de salut à la kiné puis lâcha : « Docteur Emma, à tout à l’heure… Natalia au plaisir ».
Leurs regards se croisèrent furtivement, tandis que la gymnaste sentit une décharge de désir se distiller en elle.
[To be continued…]