Dark Romance – New Romance

Léa – 25 min

Je la guidai doucement vers le plaisir, lorsque j’entendis mon téléphone vibrer sur la petite table de nuit d’angle.

J’aperçus furtivement le message de Léa, qui s’affichait sur l’écran d’accueil : « d’accord, mais je t’interdis de la faire jouir ce soir ptit chat 😚 ».

J’ai rencontré Léa lors d’un séminaire d’entreprise, je me souviens de ses grands yeux bleus expressifs qui m’ont charmés au premier regard.

Léa est grande, elle a une belle tignasse blonde et la gouaille d’une de ces filles qui bossent pour Greenpeace et qui vous arrêtent sans vergogne au milieu d’une rue piétonne.

Je demandais un peu de lait au bar, pour mon café, lorsqu’elle m’a souri, du haut de ses 27 ans et son air poupon.

C’est une très belle femme et je me demande encore ce qu’elle a bien pu me trouver. Mais je lui ai plu, beaucoup… pour mon plus grand plaisir d’ailleurs.

J’aime infiniment le jeu auquel nous jouons. Je me plie à ses ordres, elle a l’ascendant sur moi, ça l’excite. Et Dieu sait que j’aime ça, l’exciter en lui consentant ce pouvoir sur mes envies.

Jusqu’où va-t-elle aller ? Et jusqu’où suis-je prêt à lâcher prise ? Le jeu de domination qu’elle m’inflige est grisant.

Une chose est sur aujourd’hui je veux réussir à respecter ses derniers ordres.

« Il va falloir du tact » me dis-je.

Je sortis doucement mes doigts de l’intérieur du sexe de Gwendoline, puis je commençai à lui caresser délicatement les lèvres.

Elle soupira dans une sorte de frustration étouffée.

Moi : « Gwen on va faire un jeu… »

Elle : « Dis-moi »

Moi : « Je vais garder ton plaisir au niveau le plus élevé en dessous de l’orgasme, je veux voir combien de temps tu peux tenir »

Elle : « Tu es un vrai bourreau, mais aller… j’accepte le challenge ».

Gwendoline était une super fille, une petite brune avec des formes dingues et une bouche en coeur dont la sensualité me rappelait celle d’Adèle de « la vie d’Adèle ».

Moi : « Tu verras… dans quelques jours ton corps sera tellement en demande que je pourrais te faire jouir avec mon petit doigt ».

Je continuai à la masturber doucement tout en ralentissant le mouvement, de manière à ce que la pression retombe.

Puis je me penchai pour l’embrasser tout en collant mon torse contre sa poitrine. Ses cuisses enlacaient ma jambe, qu’elle tentait de frotter allègrement contre son sexe encore trempé.

Moi : « Nooon, Gwen tu triches là… »

Elle avait l’air d’une enfant à qui l’on aurait retiré sa glace : « Mais c’est dur… j’ai encore envie de toi »

Moi : « Je sais… ». Je me sentais hypocrite et je n’avais pas envie de la rassurer quant à la suite. Je savais pertinemment que je ne le faisais pas (que) pour elle. C’était Léa qui dirigeait mes actions et certes : lui devoir cette soumission était l’une des choses les plus excitantes que j’avais connu jusque là, mais cela avait un prix. Celui d’entamer la sincérité de nos ébats avec Gwendoline.

« C’est mon jardin secret après tout » pensai-je dans une sorte d’arrangement intellectuel délibéré.

« Et puis je ne fais de mal à personne… » ajoutai-je pour clore définitivement ce débat ouvert à moi même.

« Est-ce-que la fin justifie les moyens ? » C’est une question universelle que l’on se pose tous à un moment donné de notre vie.

Gwendoline soupira encore une fois puis se leva en direction de la salle de bain.

J’apercevai ses fesses onduler tels les reflets d’un feu de cheminée dans une baie vitrée au crépuscule.

J’aimais l’amour avec elle… durant de longues heures, sentir l’énergie qu’elle dégageait dans ces moments-là.

C’est comme si le temps s’arrêtait et que nous dansions au milieu des étoiles, perdus dans l’univers.

Je me rhabillai, puis je pris mon verre avec moi dans l’intention de retourner au salon. L’odeur de l’encens que j’avais laissé brûler embaumait la pièce.

Moi : « Tu veux boire un truc ? » lui dis-je

Elle : « Non merci je vais y aller, je suis crevée » prononça-t-elle tout en remontant la fermeture éclair de sa robe.

Moi : « Tu es sûre ? »

Elle : « Oui ne t’en fais pas Chouchou, c’était très bien. On se revoit vite ? ».

J’étais embêté car c’était à Léa de décider de cela, mais je répondis par un grand « Yessss » franc et éloquent. Parfois en anglais ça sonne un peu moins faux.

Je fermai la porte, puis j’entendis à nouveau le vibreur de mon téléphone.

Nouveau message de Léa : « J’espère que tu l’as bien chauffé sans la faire jouir ? Elle est partie sans être vexée ? »

Ce à quoi je m’empressai de répondre par la positive, tel un enfant fier de son dessin.

Moi (par message) : « Gwen est partie trempée comme une pluie d’automne ».

Lea (par message) : « C’est bien ptit chat, tu as bien obéis, ce soir tu auras une petite surprise ».

Je devais voir Léa ce soir… elle aimait me rendre fou de désir pour Gwendoline, puis m’attendre chez elle et jouer avec moi le temps d’une soirée, afin de profiter de mon excitation démesurée.

Ça n’était jamais contre Gwen, elle l’a considérait plutôt comme une complice de ses jeux lubriques, même si elles ne s’étaient jamais parlées, ni même vues.

J’aimais sa façon d’agir, sans le moindre jugement. Simplement du plaisir, un plaisir à la fois mental et viscéral, quelque chose de plutôt rare.

Je débarquai dans l’immeuble, une bouteille de bière dans mon sac.

Léa m’ouvrit la porte dans une tenue on ne peut plus provocante. Elle portait des bas noirs, une guêpière en dentelle ainsi qu’un petit serre-tête avec des oreilles de lapine à la façon Playboy.

Je restai estomaqué devant ses formes absolument délicieuses, planté sur le pas de la porte comme un buisson de romarin accroché à son mur.

Léa : « ça va ? Rentre ptit chat tu vas prendre froid »

Moi troublé : « Je, oui… je rentre, bien sûr »

Léa ne me demandait jamais comment je la trouvais. Elle n’était pas comme toutes ses filles sans cesse dans la réassurance, elle connaissait sa valeur et le pouvoir qu’elle avait sur les hommes.

Elle n’avait pas non plus besoin de savoir où je la situais dans mon estime. Elle fonctionnait à l’intuition… ce qui, couplée à sa grande intelligence, lui permettait de comprendre les choses extrêmement vite sans avoir à les demander.

Moi : « Tu es vraiment… pfiou… je n’ai pas de mots »

Léa : « Alors ne dis rien » tout en esquissant un léger sourire.

Léa : « Tu m’as surprise aujourd’hui, je ne pensais pas que tu arriverais à retenir sa jouissance. Tout ça sans la vexer. Bravo, tu as été performant. Qu’est ce que tu lui as dit ? ».

Moi : « J’ai improvisé un jeu… »

Léa : « Un jeu dans un jeu… c’est… malin. Tu seras récompensé ce soir, j’aime quand tu es subtil et efficace »

Elle me prit la main pour m’emmener dans la chambre. Je la suivis sans broncher.

Une lumière tamisée vibrait sur les murs comme la flamme d’une bougie au travers d’un abat jour.

Son grand lit blanc était recouvert d’un plaid à poils angora qui suscitait immédiatement l’envie de faire l’amour.

Elle me fit m’asseoir puis sortit un bandeau de sa petite table de nuit en ébène. 

Léa : « Je vais retirer ma guêpière, tu as une minute pour en profiter, car ensuite tu seras dans le noir ». J’acquiesçai d’un mouvement de tête.

Elle commença par m’embrasser langoureusement, puis recula d’un pas et plongea son regard azur dans le mien.

Ensuite elle s’attacha les cheveux et commença à faire glisser l’une de ses bretelles. Je pus apercevoir la naissance de sa poitrine comme on découvre la chaîne des Annapurna au détour d’un sentier Népalais.

Elle laissa glisser la sublime pièce de lingerie jusqu’au milieu de son ventre, la maintenant de ses deux mains sous ses mamelons apparents.

La vision que j’avais était de l’ordre du divin. Je me délectai chaque seconde de ce que la vie m’offrait ce soir et que j’avais l’impression de ne pas mériter tellement c’était renversant.

Elle entama alors une légère danse qui termina de la déshabiller, sous les ondulations de ses délicieuses hanches.

Léa : « La minute est écoulée ».

Elle s’approcha de moi pour me bander les yeux. Je venais de perdre un sens et mon cerveau cherchait une solution, qu’il trouva rapidement : se fier aux 4 autres sens restants.

Je sentis mon pantalon glisser jusqu’à mes chevilles, puis mon boxer tomber à ses côtés.

Sa bouche se posa délicatement sur l’intérieur de mes cuisses, puis elle remonta jusqu’à mes testicules, qu’elle effleura d’un baiser furtif.

Elle m’attrapa les genoux pour ouvrir un peu plus mes jambes, puis plongea son visage sur mon sexe. Je sentais sa langue me goûter un peu partout, tandis que ses lèvres dansaient sur ma peau.

A ce moment, je ne pu retenir mon érection qui venait de signer doucement ma petite mort.

Elle saisit mon gland entre ses lèvres et commença à le laper délicatement. Puis elle se mit à le sucer langoureusement, je poussai un soupir de plaisir.

Ma queue continuait de durcir dans sa bouche pour atteindre sa taille critique.

Son excitation était palpable, mais elle contrôlait parfaitement la situation, de manière à m’accorder une attention totale. Je ne pouvais cacher l’émotion qui s’emparait de mon corps prêt à être sacrifié sur l’hôtel de la jouissance.

Elle me caressait les testicules tout en continuant de me lécher le gland au niveau du frein.

Elle : « Tu vas voir, nous allons y arriver tout doucement et tu vas jouir fort dans ma bouche de petite salope ».

J’aimais par-dessus tout les murmures obscènes qu’elle prononçait dans le but de m’exciter.

Son intention était claire : m’achever en douceur… que je jouisse entre ses lèvres… ineffables, d’une sensualité presque céleste.

Je sentis soudain la chaleur de l’orgasme enserrer mes testicules, puis cette douce violence monter dans ma queue, qui se mit à se contracter par pulsations.

Je poussai alors un râle de plaisir incontrôlé quand elle glissa une dernière fois sa langue contre mon gland, comme pour lui dire : Adieu. J’étais fait.

Mon sperme jaillit dans sa bouche, tel une fontaine dont on rallumerait soudainement les vannes.

Elle recula son visage pour me terminer à l’aide de sa main, qu’elle avait placée comme un fuseau autour de mon sexe. Je jouis encore, cette fois contre ses lèvres et sur une partie de son visage, crispé de plaisir à l’idée de m’en donner. 

Je me sentais me vider sur elle telle la neige qui fond au soleil.

L’animalité de ma condition d’homme était palpable chaque seconde, comme si même le temps voulait s’arrêter sur cet instant orgasmique.

Je m’écroulai à la renverse, projeté par mes endorphines au fond des draps d’une douceur sans pareil. Elle me rejoignit bientôt pour m’embrasser sur la joue tout en caressant mon torse d’une satisfaction maline.

[…] Le lendemain…

Je grimpai une à une les marches des escaliers en béton comme chaque matin. Il faisait frais, nous étions encore au tout début du printemps. J’entendis mon téléphone vibrer dans ma poche, c’était Léa.

Nouveau Message : « Cc beau gosse, reste près de ton téléphone, tu auras des consignes à 10h ».

Ce à quoi je répondis par un simple « Ok ».

Nos échanges restaient assez succinct, Léa était une femme d’action plus que de mots. J’étais précisément l’inverse… et pourtant l’alchimie entre nous était évidente.

Chaque fois que ses consignes m’arrivaient, mon corps entrait un peu plus en tension. Une tension qu’elle seule pouvait désamorcer et dont elle se faisait le malin plaisir de m’emcombrer durant des heures.

10h01 – vibration – Message de Léa : « Je veux que tu l’empêches de porter une culotte… demain, je veux que sa petite chatte caresse son siège de bureau toute la journée ».

Mon ventre se crispait alors même que je posais mes yeux sur ces mots. Les images s’alignaient dans ma tête comme des dominos.

Je réfléchis un instant. Puis je répondis : « Ok… défi accepté ». Comment allais-je convaincre Gwendoline de ne pas porter de culotte ?

Après quelques cafés et une dizaine de mails, la réponse m’apparut toute claire. 

« Il faut que je lui dise que je vais passer à son bureau ».

A peine l’idée m’avait elle traversée l’esprit qu’un message partait.

Moi à Gwendoline : « Je crois qu’il est tant que je te délivre, dispo demain dans la journée ? ».

Gwen (par message) : « Alex, tu m’as rendu folle, j’ai tellement envie de toi ».

Gwen (par message) : « Demain je bosse chouchou tu sais bien… ».

Moi (par message) : « Je sais, mais je vais passer à ton bureau, tu me feras monter comme si j’étais un fournisseur, ensuite je te laisserais le choix de l’endroit : toilettes, débarras, local d’archives, peu importe ».

Gwen (par message) : « Alex tu es fou… tu m’excites tellement ».

Moi (par message) : « Gwen, je passe demain, une dernière chose : je ne veux pas que tu portes de culotte ».

Gwen (par message) : « Hein, mais tu es dingue… j’ai des réunions toute la journée ».

Moi (par message) : « A demain ».

Sentir Gwendoline m’obéir me faisait vibrer, mais savoir que je le faisais pour Léa me transcendait.

La matière nous séparait à la naissance, dans une sorte de loterie du destin… injuste et chaotique. Il était décidé que certains seraient beaux d’autres non, certains forts d’autres battus, certains malades d’autres non, sans enfants ou avec, bien vivant ou mort avant d’avoir atteint l’âge de 40 ans…

Mais l’existence nous offrait cette incroyable possibilité de nous connecter les uns aux autres.

Le sexe était pour moi le point de rencontre physique entre deux êtres, finalement la plus belle chose qui permettait de relier deux âmes entre elles, le temps d’un instant.

Le réveil sonna, il était 7h30. Mes sens revenaient doucement à eux dans un brouhaha de stimulus indomptables.

Je me levai pour prendre un café, puis j’allumai machinalement mon téléphone.

Nouveau Message de Gwen : « *Photo* ».

Une photo de Gwen s’affichait en plein écran. On la voyait relevant sa jupe, qui ne laissait apparaître aucunes traces de coutures jusqu’au beau milieu de ses hanches.

Moi (par message) : « C’est bien… J’aime beaucoup ce que je vois. Je serais là à 11h00. On déjeune ensemble après si tu veux ».

Gwen par message : « Ok… j’ai hâte ».

J’enregistrai l’image que m’avait envoyée Gwendoline puis la transmettais immédiatement à Léa.

Nouveau Message de Léa : « Bravo ptit chat, tu m’impressionnes… »

Léa m’avait toujours considéré comme une sorte de trophée, elle me trouvait beau et elle admirait ma façon de séduire les femmes, elle qui n’avait que des hommes en amis.

Moi (par message) : « Je le fais pour toi et ça m’excite beaucoup »

Léa par message : « Je veux que tu la baises bien tout à l’heure, je veux qu’elle ressente ton désir jusqu’au plus profond d’elle. Par contre toi tu ne jouiras pas…»

Moi (par message) : « Pfiouuuu… entendu… ».

Le challenge qu’elle m’avait envoyé hier prenait un nouveau tournant. La frustration élevait mes sens jusqu’à un certain point mais lorsque mon corps en souffrait trop, alors l’effet était inverse.

Je décidai de me mettre en route, la journée allait être longue. Je pris mon sac en bandoulière et grimpai dans ma voiture.

Il était bientôt 11h et j’arrivais sur le parking à moitié vide de la société de Gwen.

Moi (par message) : « Je suis la »

Je scrutai discrètement les stores accrochés aux fenêtres du 8eme étage. Je l’aperçu furtivement pointer son visage angélique. Elle semblait paniquée et vu d’en bas, ces mouvements ressemblaient plus à des gesticulations.

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire j’étais annoncé à l’accueil et je me retrouvai dans l’ascenseur. Je pris un instant pour me regarder dans la grande glace beige, je trouvai que j’avais vieilli… je me demandai ce que je faisais là. Mais ce jeu était trop grisant pour douter.

L’ascenseur s’ouvrît, je pris par hasard sur la droite, faisant mine de connaître les lieux. Mon coeur battait sensiblement plus vite que d’habitude quand j’aperçu la silhouette de Gwen apparaître en contre jour, au bout du couloir.

Je lui fis un signe de la main tout en esquissant mon plus beau sourire. Je reconnu sa petite jupe grise taille haute évasée en laine, qu’elle portait sur la photo de ce matin.

Ses jambes étaient sublimes et l’imaginer sans rien en dessous ne faisait qu’accroitre mon désir.

Nous nous saluions par une belle poignée de mains, professionnelle. Néanmoins je sentis qu’elles étaient moites. L’émotion était palpable.

Elle me conduisit sans attendre dans une petite pièce contenant une climatisation et quelques placards d’archives. Puis elle verrouilla la porte de l’intérieure.

A peine s’était-elle retournée que ma bouche plongeait sur la sienne. Je m’agrippai à ses hanches tandis qu’elle relevait sa jupe avec empressement.

La frustration avait fait son œuvre et elle brûlait de désir depuis que je l’avais laissé l’autre jour. Son envie était tellement communicative que je m’étais mis à bander fort sans même m’en apercevoir.

Quelques baisers plus loin et nous étions engagés dans une étreinte passionnée et absolument bestiale.

Je la prenais toutes jambes ouvertes tandis qu’elle gémissait, à demi couchée sur la table du petit bureau.

Moi : « Gwen tu es tellement belle ! »

Gwen : « J’adore ça, continue plus fort !! »

A peine avait elle terminée sa phrase que je la retournais pour la prendre en levrette.

Gwen : « Ouii, ohhhh »

Ces mots n’étaient plus que des soupirs d’onomatopées entrecoupés de cris.

Je la sentais monter, à tel point que je faillis jouir plusieurs fois in extremis avant de ralentir ponctuellement mes mouvements.

Je rajoutai un doigt sur son clitoris tentant de lui porter le coup fatal, tout en me retenant de jouir comme me l’avait demandée Léa.

Gwen : « Oui, oui, ouiiiii j’y suis, huuuuuuuuu »

Gwendoline se mit à jouir dans des tremblements digne d’une crise de delirium tremens, sans alcool ni stupéfiants, si ce n’était les endorphines qui se libéraient à l’instant dans son cerveau.

Je tombai sur son petit dos, presque allongé sur le bureau, dans un soupir de soulagement.

Gwen : « J’espère que personne ne nous a entendu »

Je remontai mon pantalon, tandis que Gwendoline remettait frénétiquement sa jupe en place.

Moi : « C’était trop bon Gwen, j’ai adoré te voir jouir »

Gwen : « Oui… mais et toi ? Je ne préfère pas traîner trop longtemps ici »

Moi : « Ne t’en fais pas, je me rattraperais une prochaine fois »

J’étais frustré et à la fois je jubilais intérieurement, j’avais relevé haut la main le défi de Léa et Gwen était aux anges.

Moi : « Je vais filer, je t’embrasse chouchou »,

Gwen : « Tu ne veux pas qu’on déjeune ensemble ? »

Moi : « On m’a collé une réunion à 13h30, j’ai peur que ça fasse trop juste, on fait ça vite promis » puis je sortis discrètement tout en reprenant le chemin des ascenseurs.

A peine fus-je assis dans ma voiture, que j’envoyai un message à Léa, un sourire béat sur les lèvres.

Moi par message : « Defi : Check ! »

Le poids de la culpabilité que je ressentais intérieurement me coupait l’appétit, si bien que j’avais magistralement éviter de me retrouver une heure de plus face à Gwendoline.

J’enclenchai la première puis je pressai l’accélérateur tout en m’empressant d’oublier le mensonge que je venais d’inventer.

Quelques heures plus tard.

Message de Léa : « Elle a bien jouit ? »

Moi : « Oui… »

Message de Léa : « Tu m’impressionneras toujours ! »

Moi par message : « Merci… »

Léa : « Ça ne va pas ptit chat ? »

Léa avait perçue quelque-chose, se doutait-elle que mon enthousiasme s’était fait dévorer par mon sentiment de culpabilité ?

Moi par message : « Je… n’ai pas réussi à déjeuner avec elle à midi, comme prévu… J’ai du mal à la regarder dans les yeux après tout ça »

Léa : « Passe à l’appartement ce soir, nous en parlerons »

Léa me connaissait par coeur, elle m’avait sondé aussi bien physiquement que psychologiquement.

Mes failles n’avaient plus de secrets pour elle si bien que je ne me sentais jamais en danger ni même jugé en sa présence.

N’est-ce pas une belle preuve de confiance que de ne pas utilisez les failles d’une personne contre elle alors même qu’on a le pouvoir de le faire ? Je pensai que dans une époque où les couples vieux de plus de 5 ans finissaient soit par se séparer, soit par se supporter dans un marasme de chantage, d’emprise et d’attaques personnelles, il était rare d’avoir un rapport si sain et bienveillant malgré son caractère légé.

Moi par message : « Ok, je passe ce soir ».

L’après midi fut longue et je me posais de plus en plus de questions. Cette situation était certes exaltante pour autant elle commençait à peser un peu trop sur ma conscience.

Si Gwendoline l’apprenait, comment réagirait elle ? Se sentirait elle trahie ? Trouverait-elle ce jeu excitant ?

Gwen était une de ces personnalités que l’on définit comme « Adrénaline » en psychologie. Dans l’action, toujours par monts et par vaux, avec un besoin irrationnel de se mettre en danger des qu’ils le peuvent.

Me risquerai-je à lui en parler ? D’un autre côté je serais effondré de la perdre.

J’etais pris en étau entre mon attachement pour Gwendoline, mon dévouement pour Léa et mon sens de l’intégrité quasi maladif.

Le soir tardait à tomber, je me dirigeai vers l’appartement de Léa avec la douloureuse sensation que ma tête allait exploser.

Les questions fusaient dans mon esprit comme des étoiles filantes sous la voie lactée.

Je sonnai, m’annoncai, puis grimpai les escaliers 4 par 4 en quête de réponses. 

Léa m’attendait sur le palier, pieds nus, elle était vêtue d’un grand pull en laine violet et d’un legging noir. 

Léa : « Je suis content que tu sois là ».

Moi (lui décochant un baiser) : « Moi aussi Léa ».

Léa : « Entre ptit chat ».

Je m’installai dans l’un de ces fauteuils de notaire serti de coussins rose bonbon. 

Léa (me servant un verre de vin) : « Raconte-moi tout, qu’est-ce qui te chagrine ? ».

Moi : « J’adore notre jeu Léa, il n’y a pas de problème avec ça. Seulement, cela m’éloigne de Gwen, j’ai de plus en plus le sentiment de ne pas être totalement sincère avec elle. Au début c’était amusant, mais plus notre relation devient forte et plus je culpabilise de… »

Léa terminant ma phrase : « … lui mentir »

Moi : « Oui… de lui mentir c’est ça… elle n’a rien demandée »

Léa : « Chaton, prend un peu de recul : tu ne fais que lui faire du bien, ça n’est pas comme si tu la rendais malheureuse. Maintenant je comprends que cela puisse te poser des problèmes de conscience ».

Léa réfléchissant : « Tu sais ce que l’on va faire ? Je vais la rencontrer… »

Moi : « Tu vas… quoi ? »

Léa : « Je vais l’approcher et je vais la séduire ».

Je réalisai que Léa ne se laisserait pas faire si facilement. Elle avait immédiatement pris le contrôle de la situation et je reconnus bien là ses qualités de « lead » naturelles.

Je sentais aussi qu’elle s’attachait un peu à moi, elle volait à mon secours sans vraiment se poser de questions.

A peine avait-elle prise sur elle la responsabilité de notre jeu que mon esprit se calmait naturellement. J’étais détendu à présent et nous ne tardions pas à nous enivrer un peu plus pour fêter ça.

Quelques verres de vin plus tard et nous nous retrouvions dans sa chambre.

Léa n’avait pas tardée à retirer tout ce qu’elle portait de superflu, je contemplai ce spectacle avec toute la ferveur qu’il me restait de la journée.

Elle me fit signe de m’approcher, puis me murmura à l’oreille : « Tu vas me prendre comme si c’etait la dernière fois, je veux sentir toute l’energie masculine qui est en toi ».

Je l’embrassai tout en accompagnant son corps dans la position allongée.

Ses cheveux caressaient le lit tandis que sa poitrine fondait doucement sur les cotés. Je poussai un soupir de satisfaction autant que d’excitation. Cette vision était pour moi quasi divine.

Je degraffai son soutien gorge, posai mes mains sur ses seins puis ne tardai pas à les dévorer à pleine bouche. J’entendais son souffle s’accelérer à mesure que ma langue se delectait de sa poitrine tendue.

Ses jambes s’ouvraient comme un appel à la luxure. Je lui retirai sa culotte puis la pénétrai doucement. Elle m’attrappa les fesses et me plaqua un peu plus contre elle. Mon ventre s’enflammait et mes coups de reins devenaient bestiaux.

Je pris ses épaules et claquai mon pubis contre ses fesses à chaque va et vient. Elle me jeta un regard noir puis me cria :  » Vas-y putain prends moi fort ! « .

Il n’y avait plus un son dans la pièce si ce n’est le bruit des claquements de nos corps l’un contre l’autre.

Notre étreinte devint nerveuse à tel point que je sentis la jouissance monter en moi.

Léa :  » Allonge-toi sur le dos ! « 

Léa se glissa sur moi et nous poursuivîmes de plus belle.

Je tentai de retenir la montée de plaisir qui m’envahissait mais la vision que j’avais sous mes yeux à cet instant, ne faisait que me rendre plus faible.

Je sentis une de ses mains caresser mes testicules puis elle me murmura, tout en me regardant intensément :  » Vas-y ptit chat, maintenant je veux te sentir jouir bien au fond de moi « 

La scène était absolument torride, son regard mêlé au son de sa voix, sa poitrine qui ballotait, ses mots lubriques et sa main qui me travaillait eurent raison de moi en quelques secondes.

Je m’abandonnai dans un orgasme si puissant que mon bassin fut comme soudé au sien l’espace d’un instant. Je me vidais litteralement en elle dans des spasmes intenses de plaisir, comme elle me l’avait si bien demandé.

[…] Une semaine plus tard dans un café Parisien

La porte d’entrée vitrée ornée de dorures vieillissantes, claquait de tout son long, laissant place à Gwendoline et sa spontanéité notoire.

Gwen : « Oups excusez-moi, bonjour, j’ai réservé pour deux personnes au nom de Gwendoline ».

Je savais que Gwen avait un repas de travail avec l’un de ses fournisseurs ce jour-là, j’avais réussi à briguer l’adresse du café dans lequel elle s’apprêtait à déjeuner, et l’avait immédiatement transmise à Léa. 

Le serveur : « Mlle Gwendoline oui pour deux personnes, veuillez me suivre ».

Léa ne tarda pas à les suivre à l’intérieur, elle savait user de son charme naturel pour obtenir à peu près ce qu’elle voulait : « Bonjour je suis seule est-ce-que vous auriez une petite table au fond par la bas ? »

Le serveur à moitié conquis : « Mais oui bien sûr nous allons trouver ça Mademoiselle ». 

Gwendoline faisait face à son fournisseur sans compter Léa qui s’était installée deux tables derrière lui. 

Elle feintait alors une discussion téléphonique des plus enflammée. Le regard de Gwendoline avait été attiré quelques instants sans vraiment qu’elle n’y prête plus d’attention.

Léa attendit que le fournisseur ne s’absente pour aller aux toilettes, puis fondue en larmes avant de jeter un : « Ils sont tous pareils » de connivence à Gwendoline qui ne voyait plus qu’elle.

Gwen : « Oh, mademoiselle ça va aller ? »

Léa : « Je crois que je ne veux plus jamais tomber amoureuse ».

Gwen : « Il ne faut pas dire ça, je crois que vous êtes sous le choc, est-ce que je peux vous demander votre prénom ? ».

Après quelques échanges, Léa était invitée à la table de Gwendoline qui n’avait plus d’yeux que pour elle.

Le fournisseur revenu depuis peu, esquissait un sourire bête, laissant les deux jeunes femmes se consoler, sans ne pouvoir piper mot. 

[…] Quelques heures plus tard…

Moi à Léa par message : « Léa racontes-moi tu as réussi à rencontrer Gwen ? »

Léa par message : « Oui mon ptit chat et tu as vraiment bon goût… »

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